L’euro maintient sa stabilité face au dinar sur le marché noir algérien des devises

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Pas de surprise ce vendredi sur le marché noir des devises en Algérie. L’euro termine la semaine sans bouger. Les cotations restent identiques à celles de jeudi. Deux facteurs expliquent cette stabilité.

Les chiffres sont clairs. À la vente, le billet de 100 euros s’échange entre 27 950 et 28 000 dinars algériens. À l’achat, le cours moyen s’établit à 27 700 dinars pour 100 euros. Ces niveaux sont strictement identiques à ceux enregistrés la veille. Le marché noir affiche donc une stabilité totale en cette fin de semaine.

Premier facteur : l’effet week-end

Le vendredi est une journée particulière sur le marché noir des devises. C’est le premier jour du week-end en Algérie. De ce fait, l’activité des cambistes ralentit fortement. La grande majorité d’entre eux choisit de ne pas travailler. Seuls quelques rares opérateurs restent actifs.

Or, ces cambistes ne prennent aucun risque. Ils appliquent simplement la cotation de la veille. Résultat : le taux de change ne bouge pas. Ce phénomène est bien connu des habitués du marché noir. Il se répète chaque semaine avec une grande régularité. Il est en effet extrêmement rare que le cours de l’euro évolue un vendredi.

Deuxième facteur : un marché en équilibre

Au-delà de l’effet week-end, un autre élément soutient cette stabilité. Depuis plusieurs jours, le marché noir des devises connaît un équilibre entre l’offre et la demande en euros. Les vendeurs de devises et les acheteurs se compensent mutuellement. Aucune pression ne s’exerce dans un sens ou dans l’autre.

Cet équilibre est déterminant. Quand l’offre dépasse la demande, le cours de l’euro baisse. À l’inverse, quand la demande est supérieure à l’offre, le cours monte. Aujourd’hui, ni l’un ni l’autre de ces scénarios ne se produit. Le marché noir reste donc figé sur les mêmes niveaux depuis plusieurs séances consécutives.

Cette double explication — effet week-end et équilibre offre-demande — dessine un tableau cohérent. Le marché noir des devises ne subit aucune tension notable en ce moment. Les cambistes n’anticipent pas de mouvement brusque à court terme.

Toutefois, cette accalmie reste fragile. Tout choc extérieur — une décision de politique monétaire, une variation brutale du prix du pétrole ou une tension géopolitique — peut rompre cet équilibre rapidement. La semaine prochaine dira si cette stabilité se confirme ou si le marché noir reprend sa volatilité habituelle.

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