La production pétrolière libyenne poursuit sa dynamique de relance avec la remise en service du champ d’Al Mabrouk, situé dans le bassin de Syrte. La National Oil Corporation (NOC) a annoncé la reprise effective des opérations le samedi 28 février, après la mise en service réussie d’une nouvelle unité de production, livrée plus tôt que prévu.
Exploitée par Al Mabrouk Oil Operations Company, filiale de la NOC, l’installation affiche une capacité initiale de 25 000 barils par jour, avec une montée en puissance attendue à 30 000 barils quotidiens. Les équipes techniques ont parallèlement engagé des travaux pour porter la production globale – incluant le champ offshore d’Al Jurf – à environ 40 000 barils par jour d’ici fin mars.
Le président du conseil d’administration de la NOC, Masoud Suleiman, a salué « la réussite de la vision de la NOC en matière de développement des infrastructures du secteur et de renforcement de l’économie nationale », soulignant l’importance stratégique de ce redémarrage dans le bassin de Syrte, région clé qui concentre une part significative des réserves libyennes.
Une stratégie nationale de relance des champs inactifs
La remise en production d’Al Mabrouk s’inscrit dans une stratégie plus large de réactivation des actifs pétroliers interrompus ces dernières années. À l’ouest du pays, la Arabian Gulf Oil Company (AGOCO) a récemment relancé le champ de Sinawen, situé dans la région de Nalut, après plus de trois ans et demi d’arrêt.
Cette interruption, amorcée en 2022, résultait de contraintes financières et techniques affectant l’oléoduc reliant le site au complexe industriel de Mellitah, hub stratégique pour les exportations de brut et de gaz. Après des travaux de maintenance et de restauration menés par les équipes techniques, les opérations de pompage ont repris progressivement, dans le respect des normes de sécurité.
Ces deux relances illustrent la volonté de la NOC de stabiliser et d’augmenter la production nationale, aujourd’hui située entre 1,3 et 1,4 million de barils par jour. Tripoli veut restaurer durablement les capacités d’extraction, consolider les recettes publiques et renforcer le rôle central du secteur pétrolier dans la reconstruction et la stabilisation économique du pays.
















