Des unités militaires issues de l’Est et de l’Ouest de la Libye ont participé à des exercices organisés à Syrte sous l’égide du Commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom), dans le cadre de l’opération Flintlock26, lancée le 15 avril pour une durée d’un mois.
Il s’agit d’une première depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 : des forces de l’Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par Khalifa Haftar et des unités relevant du Gouvernement d’union nationale (GUN) basé à Tripoli ont été réunies dans un même cadre d’entraînement.
Ces manœuvres interviennent quelques jours après l’unification du budget libyen, une avancée obtenue sous pression diplomatique américaine, et sont présentées par Washington comme une étape vers la consolidation d’institutions nationales communes.
L’ambassade des États-Unis à Tripoli a salué un « jalon historique », soulignant le rôle de la Libye dans l’organisation d’une partie de l’exercice. L’Africom a, de son côté, insisté sur la portée symbolique de cette coopération militaire entre Est et Ouest, estimant qu’elle contribue au processus de formation d’une armée libyenne unifiée.
L’Italie a également joué un rôle central dans la planification et la mise en œuvre de l’exercice en Libye, selon les mêmes sources.
Au total, plus de 30 pays participent à Flintlock26, dont certaines phases se déroulent également en Côte d’Ivoire au cours du mois.

