Bonne nouvelle pour le portefeuille des ménages. Après une courte période de fortes tensions sur les tarifs, les prix du poulet vivant enregistrent un recul marqué ce mardi 10 février 2026. Cette tendance baissière soulage enfin les consommateurs qui craignaient une envolée durable des prix à l’approche des grands rendez-vous de l’année.
Sur le terrain, la déflation est désormais une réalité concrète pour les professionnels de la filière. Actuellement, les prix de gros pratiqués directement dans les poulaillers oscillent entre 250 et 260 dinars le kilogramme. Ce constat représente une baisse notable de 30 à 40 dinars par rapport à samedi dernier. Pour rappel, certains aviculteurs cédaient encore leur production à 300 dinars le kilo il y a seulement quelques jours dans plusieurs localités du pays.
Par conséquent, cette détente se répercute naturellement sur le commerce de détail. Sur les marchés populaires, le poulet vivant se négocie aujourd’hui entre 310 et 340 dinars le kilogramme. Par ailleurs, les bouchers qui commercialisent du poulet déplumé s’alignent également sur cette tendance baissière. Les tarifs reviennent ainsi à leurs niveaux habituels du mois de janvier. Cette évolution met fin à la flambée inquiétante enregistrée au début du mois.
L’impact décisif des mesures de l’ONAB
Le retour à la moyenne saisonnière ne relève absolument pas du hasard. En effet, il s’explique principalement par la stratégie de régulation offensive menée par l’Office national des aliments de bétail (ONAB). L’organisme a multiplié les interventions pour stabiliser la filière avant le mois de Ramadhan. Le début de ce mois sacré est prévu autour du 18 ou 19 février. Cette période est traditionnellement connue pour sa grande consommation de viandes blanches.
L’Office a activé plusieurs leviers simultanément pour casser la courbe des prix :
- Le soutien aux aviculteurs : L’ONAB assure la fourniture d’aliments de détail à un prix réglementé qui se situe autour de 6 500 dinars le quintal.
- Le déstockage massif : Les autorités injectent des quantités importantes de poulet local congelé sur le marché national.
- Les importations stratégiques : Le recours au poulet importé permet de combler rapidement le déficit d’offre constaté précédemment.
Préparer le mois de Ramadhan avec sérénité
En agissant directement sur les coûts de production et sur la disponibilité des produits, les autorités ont réussi à stopper la hausse. Bien que la demande augmente à l’approche du mois sacré, la régulation actuelle garantit un approvisionnement fluide. Ces mesures assurent des prix accessibles pour toutes les familles algériennes et stabilisent durablement le marché.
En conclusion, la mobilisation de la filière avicole porte ses fruits dès aujourd’hui. Si la tendance actuelle se maintient, le marché du poulet devrait rester stable durant les prochaines semaines. Cette stabilité évitera ainsi les chocs inflationnistes habituels qui précèdent souvent la période du jeûne.
















