L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a annoncé ce dimanche que huit de ses membres augmenteront leurs quotas de production de 206 000 barils par jour à compter du mois d’avril. L’accord, conclu par les membres du groupe conduit par l’Arabie saoudite et la Russie, porte sur un volume nettement supérieur aux 137 000 barils par jour qu’anticipaient la plupart des observateurs du marché.
Le communiqué de l’organisation invoque l’équilibre du marché pour justifier cette décision, sans faire mention directe de la situation en Iran. Les huit pays participants ont procédé à cet ajustement dans le cadre des réductions volontaires annoncées en avril 2023, dont le retour progressif sur le marché se poursuit selon les conditions d’évolution de l’offre et de la demande.
Le détroit d’Ormuz en toile de fond
La décision intervient dans un contexte de forte tension sur les marchés pétroliers, au lendemain de la fermeture du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la révolution iraniens. En parallèle, l’Arabie saoudite avait activé un plan de surge pétrolier en cas de perturbation des approvisionnements régionaux liée à une frappe américaine sur l’Iran.
L’Algérie fait partie des huit membres concernés par cet ajustement. Sa production s’établissait à 968 000 barils par jour en janvier 2026, dans le respect des engagements pris dans le cadre de l’alliance. Selon les données de l’OPEP, elle devrait progresser pour atteindre 1,007 million de barils par jour d’ici la fin de l’année.
Cette hausse inattendue survient après une pause de trois mois au cours du premier trimestre 2026, décidée en raison de la saisonnalité de la demande. Elle s’inscrit dans le mouvement de réintégration progressive des 2,2 millions de barils par jour retirés du marché depuis 2023, dont Maghreb Émergent avait détaillé les modalités lors de son lancement en avril 2025. Pour l’Algérie, dont la production progressait de façon continue depuis l’été 2025, sa part s’établit à 6 000 barils quotidiens supplémentaires.
















