Le début du mois de Ramadhan a été marqué par une tension inhabituelle sur un produit de base : le sel alimentaire. Dans plusieurs régions, notamment à Alger et ses environs, les étals des commerces se sont vidés durant la première semaine du mois sacré. Cette situation a suscité l’inquiétude des ménages, mais l’Association de protection du consommateur et son environnement (APOCE) intervient pour apaiser les esprits.
L’origine de cette pression sur le marché est clairement identifiée. Les pouvoirs publics ont procédé à la fermeture temporaire d’une unité de production de sel située à El Oued. Cette décision administrative fait suite au non-respect des normes réglementaires de fabrication.
Cependant, cet arrêt localisé a provoqué un effet de panique disproportionné. Sur sa page Facebook officielle, l’APOCE déplore que les rumeurs aient amplifié ce phénomène. L’association souligne que l’indisponibilité constatée dans certaines supérettes ne reflète en rien l’état réel des stocks nationaux.
L’Algérie, un géant de la production de sel
Pour l’APOCE, la panique actuelle n’a aucun fondement économique. L’association rappelle une réalité industrielle majeure : les capacités de production de l’Algérie sont colossales. Selon l’organisation, le pays possède les ressources nécessaires pour couvrir les besoins d’un continent entier, et pas seulement du marché local.
Le territoire national regorge de salines et de grandes unités industrielles de traitement et de transformation de sel. Par conséquent, la fermeture d’une seule usine ne peut pas mettre en péril la sécurité alimentaire du pays. La structure actuelle de l’offre permet de compenser rapidement tout déficit régional grâce aux autres unités de production opérationnelles.
Stop à la spéculation et à la surconsommation
Le message de l’organisation est direct : il faut cesser les achats compulsifs. La pression sur le sel est davantage liée à un comportement irrationnel des consommateurs qu’à un manque de matière première. En stockant inutilement le produit, les citoyens alimentent eux-mêmes la pénurie qu’ils redoutent.
L’APOCE appelle donc à la vigilance face aux fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. La distribution reprend son cours normal et les services de régulation veillent à l’approvisionnement régulier des points de vente. Le retour à la normale dans les rayons se fait progressivement.
















