Le marché pétrolier a vécu lundi une séance d’une rare intensité. Les contrats à terme sur le brut Brent ont atteint un pic de 82,37 dollars le baril sur l’échéance mai 2026, avant de refluer à 79,34 dollars à 23h05 GMT, affichant tout de même une hausse de 6,47 dollars, soit +8,88 % sur la journée. Un bond brutal, en une seule séance, que les marchés pétroliers n’avaient pas connu depuis les premières heures de l’invasion russe en Ukraine.
La structure des futures confirme que la prime de risque est concentrée sur le court terme. Les hausses sont générales mais décroissantes selon les échéances : le contrat juin 2026 progressait de 5,53 dollars à 77,82 dollars, juillet de 5,02 dollars à 76,63 dollars, août de 4,54 dollars à 75,42 dollars. Le marché intègre un choc immédiat, pas une rupture d’approvisionnement structurelle.
Une prime de guerre concentrée sur le court terme
Le pic à 82,37 dollars traduit néanmoins la nervosité extrême des opérateurs, au moment où les frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran ont ravivé le spectre d’une fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Le repli partiel en fin de séance ne signifie pas un retour au calme : il reflète l’attente fébrile des développements militaires des prochaines heures. La prochaine séance asiatique sera le premier vrai test de la durabilité de ce mouvement.
















