Les cours du Brent ont repris 1% vendredi matin, après avoir cédé 3% la veille. Les marchés attendent de voir si Washington et Téhéran parviendront à amorcer un dialogue.
Le baril de Brent s’échangeait à 68,29 dollars vers 6 heures 45 (GMT), en hausse de 1,11%. Le brut américain WTI progressait de 1,22% à 64,05 dollars. Ce rebond ne suffit pas à effacer le recul hebdomadaire, le premier en sept semaines.
Les deux capitales devaient se rencontrer vendredi au sultanat d’Oman, mais ne s’accordent même pas sur le contenu des échanges. Téhéran veut se limiter au dossier nucléaire. Washington souhaite aborder également les missiles balistiques iraniens, le soutien aux groupes armés régionaux et la situation des droits de l’homme.
“Les deux camps restent très éloignés, ce qui maintient la prime de risque géopolitique”, observe Daniel Hynes, analyste chez ANZ Bank. Toute escalade pourrait perturber les flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, par où passe un cinquième de la consommation mondiale. L’Arabie saoudite, les Émirats, le Koweït et l’Irak exportent l’essentiel de leur production par cette voie maritime.
Les analystes de Capital Economics estiment que “les inquiétudes géopolitiques vont céder la place aux fondamentaux”, jugés peu porteurs. Ils prévoient un baril à 50 dollars d’ici la fin 2026, notamment avec la reprise de la production kazakhe.
















