Le gouvernement examine une possible acquisition de jusqu’à 20 000 tonnes de pois chiches en provenance de l’État de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique. L’initiative, encore au stade diplomatique, fait suite à l’envoi par le gouvernement régional d’un courrier formel à l’ambassade d’Algérie pour participer à un appel d’offres consolidé, un mécanisme d’achat groupé que l’Algérie utilise régulièrement pour ses importations de céréales et de légumineuses.
Le secrétaire à l’Agriculture et à l’Élevage de l’État de Sinaloa, Ismael Bello Esquivel, a précisé que cette démarche constitue une étape décisive pour concrétiser l’opération, dont le prix de référence est fixé à mille dollars la tonne, jugé compétitif au regard des cours internationaux, comme le rapporte le quotidien El Sol de Sinaloa.
Ce rapprochement trouve son origine dans la participation de producteurs sinaloenses à la foire internationale Gulfood de Dubaï, où quelque 400 contacts commerciaux ont été noués avec des acheteurs de différents pays. La mission, soutenue par le gouverneur Rubén Rocha Moya, marquait la deuxième présence consécutive de Sinaloa à cet événement, financée à hauteur de 1,3 million de pesos par les autorités régionales.
Un tiers de la récolte en jeu
Si la transaction venait à se conclure, elle permettrait d’écouler près d’un tiers de la production sinaloense estimée cette année à 70 000 tonnes, en net recul par rapport aux 180 000 tonnes enregistrées lors du précédent cycle agricole. Le calibre premium du pois chiche de Sinaloa constitue le principal argument commercial mis en avant par les autorités locales pour accéder à des segments de marché à plus forte valeur ajoutée.
Cette opération s’inscrit dans un contexte où l’Algérie cherche à réduire sa dépendance aux importations de légumineuses, tout en sécurisant ses approvisionnements sur les marchés internationaux. Les légumes secs figurent parmi les produits bénéficiant d’une exonération totale de TVA dans la loi de finances 2026.
Des incertitudes demeurent néanmoins. Les autorités régionales mexicaines ont elles-mêmes relevé que le niveau du taux de change et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient peser sur la rentabilité finale de l’opération.
















