Si la règle du 51/49% n’existait pas, nous l’aurions inventée (DG d’Amana Assurances sur Radio M, audio)

Si la règle du 51/49% n’existait pas, nous l’aurions inventée (DG d’Amana Assurances sur Radio M, audio)
Photo : Ahmed Sahara/Maghreb Emergent.

 

Le PDG d’Amana Assurances, M. Olivier de la Guéronière, qui était hier l’invité de Radio M, est très satisfait de l’expérience de partenariat entre la Macif française et ses partenaires publics algériens dans le domaine des assurances de personnes.

 

Au fait, comment se passe l’association entre une compagnie d’assurance française à capitaux privés et des institutions financières algériennes à capitaux publics ? Le nouveau patron d’Amana, qui a succédé à Pierre Olivier Adrey depuis décembre 2015, ne cache pas que le 51/49% dans le secteur des assurances a été au départ « une expérience complexe, avec des partenaires qui ont une histoire et des expériences différentes » et qu’« il a fallu beaucoup de débats et de discussions pour monter et faire avancer la structure ». Aujourd’hui, a-t-il ajouté, « avec l’arrivée aux responsabilités d’une nouvelle génération de gestionnaires très dynamiques, comme Nacer Sais à la tête de la SAA ou Mohamed Krim à la BDL, le courant passe parfaitement et nous sommes tout à fait sur la même longueur d’onde ».

 

« Un 51 /49% qui a du sens »

 

Pour le PDG d’Amana, l’attelage constitué entre la compagnie d’assurance française et ses partenaires algériens est « un 51/49% qui a du sens et qui aurait pu être envisagé même en l’absence de réglementation dans ce domaine ». Dans cette association, l’apport de la MACIF consiste essentiellement dans l’introduction de nouveaux produits, « même si nous n’avons pas cherché à dupliquer tous les produits existants dans la maison mère ». C’est également un apport dans le management de l’entreprise, qui a été confié contractuellement au partenaire français. Ce qui n’empêche pas la SAA, « parce qu’elle a beaucoup d’expérience dans le secteur », ni la BDL et la BADR, « qui ont une véritable volonté de se lancer dans la bancassurance », de prendre une part active à la gestion de la nouvelle compagnie.

Olivier de la Guéronière a souligné, en outre, que l’avantage le plus clair de cette association réside dans la constitution d’un vaste réseau de distribution « multi canal » qui va utiliser le réseau propre de la SAA et les agences bancaires de la BADR et de la BDL, « soit au total plus de 600 points de ventes sans compter les agents généraux ».

 

Une croissance qui s’accélère

 

La preuve du caractère performant de cette association ? Le patron d’Amana mentionne un chiffre d’affaires qui est aujourd’hui solidement accroché sur une pente de croissance à deux chiffres. Après la réorganisation de la branche en 2011 et 2012, l’activité a redémarré fortement dés 2013. La croissance de la compagnie devrait être de 15 à 16 % en 2016, soit un niveau sensiblement supérieur à celle d’un marché des assurances de personnes déjà très porteur et qui est épargné par les difficultés que connaissent actuellement les compagnies d’assurances dommages. Et ce n’est encore rien en comparaison de la croissance attendue en 2017 qu’Olivier de la Guéronière anticipe à « près de 28 % » sans vouloir dévoiler les recettes qui contribueront à une telle performance. Une indication peut être : « Amana est toujours la seule compagnie du marché à utiliser le e-paiement depuis son introduction en octobre 2016. »

Autre bonne nouvelle pour la compagnie, qui dégage des bénéfices depuis déjà plusieurs années : elle vient de décider de distribuer pour la première fois des dividendes à ses actionnaires. Une décision récente du conseil d’administration de l’entreprise qui devrait surement être très bien accueillie par le ministère des Finances en ces temps de vaches maigres budgétaires.

 

 

 Lire également sur ce sujet :

 

L’assurance des personnes gagnerait à intégrer des produits comme l’épargne-retraite – Olivier de la Guéronnière, DG d’Amana (Audio- RadioM)

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