Une alerte locale suivie d’une mise au point officielle. À l’origine, un avis publié le 10 février par l’Hôpital d’Azazga après l’enregistrement de malades atteints de leptospirose. Dans la foulée, la Direction de la Santé et de la Population de Tizi Ouzou a confirmé qu’“environ une trentaine de cas” ont été diagnostiqués dans la wilaya, dont certains pris en charge localement et d’autres au CHU Nedir. Bilan officiel : patients “pris en charge”, état “bien amélioré”, malades “rentrés chez eux”. Les autorités affirment que la situation “ne suscite pas d’inquiétude particulière”, tout en maintenant une surveillance.
Déclarations de l’hôpital d’Azazga : maladie “grave” et prévention “obligatoire”
L’établissement a indiqué que “plusieurs cas de leptospirose ont été enregistrés à travers le territoire de la wilaya”. Le document précise qu’il s’agit d’une maladie “grave” transmise “principalement par les urines de rongeurs”, notamment lors d’un “contact avec de l’eau ou de la boue contaminées” ou par la “consommation d’aliments souillés”.
Le texte insiste sur les mesures à appliquer pour “éviter cette maladie”. Parmi elles : “l’amélioration de l’assainissement de l’environnement”, le “lavage soigneux des fruits et crudités à l’eau légèrement javellisée”, le “lavage régulier des mains à l’eau et au savon”, ainsi que le “port des équipements de protection individuelle (gants et bottes)”. Il recommande aussi la “lutte contre les rongeurs” par moyens “physiques et chimiques”.
Déclarations de la Direction de la santé : cas “sporadiques” et situation “non préoccupante”
L’autorité sanitaire affirme que “des cas sporadiques de leptospirose ont été enregistrés, comme chaque année, dans certaines localités”. Elle souligne que “la situation ne suscite pas d’inquiétude particulière”. Selon son bilan, “tous les patients ont été pris en charge” dans les structures hospitalières et “leur état s’est bien amélioré”.
Elle rappelle que la leptospirose est “une zoonose”, qu’elle est “liée surtout aux rongeurs” et qu’elle est “non contagieuse entre humains”. Elle appelle les catégories exposées “éleveurs”, “agents d’assainissement”, travailleurs en milieux souillés à “utiliser des protections : gants, bottes, etc.” Pour cette direction, la situation “n’est pas préoccupante” mais “reste sous surveillance épidémiologique”.
Malgré ce discours rassurant et ce bilan maîtrisé, une interrogation persiste, cependant : est-ce que cela nécessite une enquête sanitaire pour déterminer l’origine exacte des cas ?
















