Les forces de sécurité espagnoles ont arrêté à Ibiza trois ressortissants algériens soupçonnés d’avoir piloté deux embarcations utilisées pour le transport clandestin de migrants entre les côtes algériennes et les îles Pitiusas. La Police nationale et la Garde civile, citées par des médias locaux, ont rapporté cette opération.
Les opérations, menées par le Service maritime de la Garde civile, le Groupe d’Avions et les unités UCRIF de la Police nationale, ont permis d’intercepter deux embarcations. De plus, elles ont permis de localiser 24 migrants adultes, tous de nationalité algérienne.
Deux embarcations rapides interceptées
La première embarcation, une unité en fibre de cinq mètres, a été repérée lors d’un vol de surveillance maritime au sud des Baléares. Elle transportait dix migrants et a atteint la zone de Figueretas, à Ibiza. De plus, l’analyse des images aériennes a conduit à l’identification de son pilote présumé.
La seconde embarcation a été interceptée à six milles nautiques au sud de Formentera avec quatorze hommes à bord. Le pilote a été arrêté sur place et un second suspect a été identifié ultérieurement, selon les autorités.
Selon la Garde civile, ce type d’embarcation rapide est utilisé pour déposer des migrants puis repartir vers les côtes nord-africaines. Ainsi, elles peuvent effectuer d’autres traversées lorsque les conditions météorologiques le permettent.
Deux embarcations localisées?
Les forces de sécurité espagnoles décrivent la route maritime entre l’Algérie et les Baléares comme particulièrement active ces derniers mois. Par ailleurs, selon la presse espagnole citant des sources policières, deux des trois embarcations parties récemment d’Algérie et signalées comme disparues auraient été localisées par la marine algérienne. Toujours selon ces mêmes sources, ces deux bateaux transportaient 81 personnes, dont des femmes et deux nourrissons. Pourtant, cette information n’a pas été confirmée par les autorités algériennes.
Les recherches se poursuivent pour retrouver la troisième embarcation, avec l’appui d’un avion de l’agence européenne Frontex. Un appareil de la Garde civile participe aussi à ces recherches.
L’ONG espagnole Caminando Fronteras a toutefois indiqué que les embarcations localisées pourraient ne pas correspondre à celles initialement signalées comme disparues.
















