Adila Bendimered tire la sonnette d’alarme sur l’état du septième art en Algérie (Vidéo)

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Adila Bendimered, actrice et réalisatrice, lors de son passage dans l'émission « Public Privé » de Maghreb Émergent.

L’actrice et réalisatrice Adila Bendimered a crevé le petit écran avec sa bande d’acolytes de la série « Rebaa » sur Chourouk TV ce mois de Ramadan. Elle était l’invitée, cette semaine, de Public Privé l’interview face caméra de El Kadi Ihsane. Il y a été question bien sûr de la santé de la production des séries télé mais pas seulement. L’état du cinéma algérien inquiète.

Malgré le succès retentissant de films comme La Dernière Reine, Adila Bendimered observe une « chute spectaculaire» de la production nationale. Selon elle, le secteur traverse une crise marquée par l’absence de financements stables et des « réformes » déconnectées de la réalité.

“La bureaucratie a pris le pouvoir“

L’actrice dénonce particulièrement les nouveaux textes d’application de la loi sur le cinéma qui, selon elle, rendent la création « infaisable ». Elle déplore que les délais d’obtention des autorisations de tournage soient passés de deux à six semaines, entravant la fluidité nécessaire aux projets. « La bureaucratie a pris le pouvoir », regrette-t-elle, soulignant que les recommandations des professionnels du terrain n’ont pas été prises en compte. 

Pour Adila Bendimered, cette situation menace directement l’existence même des films, comme son prochain projet Zahya. Elle avertit que l’Algérie risque de perdre sa visibilité internationale : « Nous le payerons, comme nous avons payé l’absence de fonds ». Pour elle, il est vital d’écouter les créateurs pour que le cinéma algérien puisse enfin rayonner à la hauteur de son potentiel. À suivre sur la chaîne YouTube de Maghreb Émergent.

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