Le dinar algérien poursuit sa baisse face à l’euro et au dollar sur le marché interbancaire

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Dinar

Le dinar algérien DZD poursuit sa baisse ce mercredi 25 mars 2026 sur le marché interbancaire. Selon les cotations officielles de la Banque d’Algérie, la monnaie nationale recule encore face aux principales devises internationales. Cette tendance confirme une pression continue sur le dinar.

D’abord, l’euro progresse à 153,5649 dinars, contre 153,4124 dinars la veille. Ainsi, la devise européenne enchaîne les hausses depuis plusieurs séances. En quelques jours, elle passe de 151,5842 DZD le 19 mars à plus de 153,5 dinars. Cette évolution traduit une dépréciation progressive du dinar, d’autant plus que l’euro reste la principale monnaie utilisée dans les échanges commerciaux de l’Algérie.

Ensuite, le dollar américain suit la même tendance. Il s’établit à 132,3493 DZD, contre 132,2920 DZD le 24 mars. Certes, la hausse reste modérée. Toutefois, elle confirme un affaiblissement continu du dinar face au billet vert, référence mondiale pour de nombreuses transactions, notamment dans le secteur énergétique.

Par ailleurs, les autres devises évoluent de manière contrastée. La livre sterling se stabilise à 177,4596 DZD . En revanche, le franc suisse recule légèrement à 167,5626 DZD, contre 168,0646 DZD la veille. De son côté, le yen japonais baisse à 83,2386 DZD. En outre, certaines monnaies du Golfe enregistrent de légères hausses, à l’image du dinar koweïtien qui atteint 431,7381 DZD.

Sur une période plus large, la tendance reste clairement orientée à la baisse pour le dinar. Entre le 18 et le 25 mars, la monnaie nationale a perdu plus de 1,3 dinar face à l’euro. Ainsi, malgré quelques fluctuations ponctuelles, la trajectoire globale confirme une dépréciation graduelle.

Surtout, cette baisse du dinar aura des répercussions directes sur les prix des produits importés. En effet, une hausse de l’euro et du dollar augmente automatiquement le coût des importations. Or, l’économie algérienne dépend largement de l’étranger pour l’approvisionnement en biens alimentaires, équipements industriels et intrants.

Par conséquent, les importateurs paient plus cher leurs marchandises en devises. Ensuite, ils répercutent cette hausse sur les prix de vente. Ainsi, les consommateurs subissent une augmentation progressive des prix sur le marché intérieur. Cette situation pourrait donc accentuer les tensions inflationnistes dans les semaines à venir.

De plus, cette pression intervient dans un contexte déjà marqué par une volatilité des prix. Elle risque ainsi de peser davantage sur le pouvoir d’achat des ménages. À court terme, l’évolution de la monnaie nationale dépendra de plusieurs facteurs, notamment les équilibres économiques internes et les tendances des marchés internationaux.

Enfin, l’écart entre le marché officiel et le marché parallèle reste important. Ce différentiel alimente les incertitudes et complique la lecture du marché des changes. Dans ce contexte, la trajectoire du dinar demeure un indicateur clé pour les opérateurs économiques comme pour les consommateurs.

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