Le groupe public Getex vient de signer un accord de partenariat avec des associés turcs en vue de redémarrer l’usine textile de Meskiana, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, après plusieurs années d’arrêt. Une nouvelle opération qui s’inscrit dans une dynamique de relance industrielle que le groupe multiplie ces derniers mois.
Le groupe Getex, représenté par son PDG Toufik Berkani, a officialisé le 11 mai, un accord de partenariat avec des opérateurs turcs pour la remise en activité de l’unité textile de Meskiana (wilaya d’Oum El Bouaghi). La cérémonie de signature s’est tenue en présence du député Ben Cherif Halim, qui a salué l’impact attendu de cette relance sur l’emploi local et le développement économique de la région.
À noter que le communiqué officiel du groupe n’a pas dévoilé l’identité du partenaire turc. Une discrétion inhabituelle dans ce type d’annonce, qui laisse en suspens des questions légitimes sur la nature exacte de cet opérateur, son poids dans le secteur textile et les modalités précises de l’accord conclu. L’usine de Meskiana, dont l’arrêt remontait à plusieurs années, a néanmoins déjà été partiellement remise en marche, et ce partenariat vise à consolider et accélérer cette reprise d’activité.
Getex surfe sur la nouvelle donne économique
Cette signature n’est pas un acte isolé. Depuis plusieurs mois, le groupe Getex enchaîne les annonces : relance d’unités industrielles à l’arrêt, lancement de projets de construction de nouvelles usines, et ouverture de points de vente de ses produits à travers le territoire national. Un activisme économique remarquable pour un groupe public qui semblait, il y a encore peu, en retrait.
En réalité, Getex tire profit d’un changement de cap décisif au sommet de l’État algérien. Les hautes autorités du pays ont clairement réorienté leur stratégie en faveur du secteur public, en le repositionnant comme levier central de la politique industrielle nationale. Dans ce contexte, les entreprises publiques bénéficient d’une plus grande attention institutionnelle, de financements facilités et d’une volonté politique affichée de réindustrialiser le pays.
L’emploi et la souveraineté industrielle au cœur du projet
La relance de l’usine de Meskiana illustre une ambition plus large : résorber le chômage dans des wilayas de l’intérieur souvent délaissées par l’investissement privé, et reconstituer un tissu industriel mis à mal par des décennies de désinvestissement. Le secteur textile, en particulier, représente un enjeu stratégique pour la substitution aux importations, domaine sur lequel l’Algérie affiche une dépendance structurelle coûteuse.
En s’associant à un partenaire turc — dont le secteur textile figure parmi les plus compétitifs au monde, même si son identité reste, pour l’heure, non communiquée —, Getex cherche à allier capital humain et technologique pour remettre l’outil de production local au niveau des standards internationaux.


