Bourse d’Alger : la Cosob reçoit la Banque mondiale pour accélérer les réformes

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Le président de la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), Youcef Bouznadah, a reçu mardi 7 avril 2026, la représentante résidente du Groupe Banque mondiale en Algérie, Djemila Hadjibay Oglu Girin. ©COSOB

La Banque mondiale s’intéresse à la Bourse d’Alger. Mardi 7 avril 2026, le président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), Youcef Bouznadah, a reçu au siège de l’institution la représentante résidente du Groupe Banque mondiale en Algérie, Djemila Hadjibay Oglu Girin, accompagnée de Mouez Miawi, responsable de la gouvernance pour l’Afrique.

La rencontre avait pour objet le renforcement de la coopération entre les deux institutions, en particulier sur deux axes que la Cosob juge prioritaires depuis plusieurs années : la modernisation du marché financier et le développement des mécanismes de financement alternatifs.

Devant ses interlocuteurs, Youcef Bouznadah a présenté un bilan des réformes réglementaires engagées depuis 2023. Le président de la Cosob a mis en avant l’amélioration sensible de l’activité du marché financier algérien par rapport aux années précédentes, attribuée à ces changements de cadre. Parmi les mesures récentes figure un dispositif incitatif spécifiquement orienté vers les start-up, combinant exonération des frais d’admission à la cote et simplification des procédures d’introduction en Bourse, dans l’espoir d’élargir un vivier de candidats à la cotation qui reste encore étroit.

La représentante de la Banque mondiale a pour sa part présenté les initiatives internationales portées par l’institution en matière de développement des marchés de capitaux et de gouvernance des entreprises. Elle a exprimé l’intérêt du Groupe pour le marché financier algérien et salué les avancées enregistrées, affirmant la disponibilité de l’institution à soutenir les efforts de développement et à approfondir les perspectives de coopération.

La Bourse d’Alger, dont la capitalisation boursière demeure marginale par rapport au poids de l’économie nationale, fait l’objet depuis deux ans d’une série de réformes destinées à en relancer l’attractivité. La récente introduction en Bourse du Crédit populaire d’Algérie, premier établissement bancaire public à franchir ce pas, a constitué un signal d’accélération. L’implication de la Banque mondiale, fût-elle pour l’instant au stade de l’exploration, donne à cette dynamique une résonance nouvelle.

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