FMI : quarante-six milliards de dollars mobilisés dans la zone MENA depuis 2020

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Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir engagé quarante-six milliards de dollars de financements depuis 2020 pour soutenir la stabilité des économies de la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). L’Égypte, la Jordanie et le Maroc figurent parmi les principaux bénéficiaires. L’institution a précisé être prête à accroître son soutien si les risques venaient à s’intensifier dans la région.

Trois économies en tête des bénéficiaires

L’Égypte, la Jordanie et le Maroc partagent un profil d’économies importatrices, fortement exposées aux financements extérieurs, aux transferts de la diaspora et aux recettes touristiques. L’Égypte a conclu plusieurs accords successifs avec le Fonds depuis sa crise de change de 2022, assortis de réformes portant sur la libéralisation du taux de change et la réduction des subventions énergétiques. La Jordanie recourt régulièrement aux mécanismes de précaution du FMI. Le Maroc, dont la dette extérieure est estimée à 69 milliards de dollars, dispose d’une ligne de précaution et de liquidité renouvelée, instrument réservé aux pays présentant des fondamentaux macroéconomiques jugés solides.

Un appui élargi aux États fragiles

Au-delà des économies intermédiaires, le FMI a rappelé ses engagements envers les pays en situation de fragilité, via des instruments à taux bonifiés et des conditions de remboursement allégées. La Mauritanie vient d’en bénéficier directement : le Fonds et Nouakchott ont conclu un accord de financement sur 42 mois évalué à plus de 88 millions de dollars, adossé à des réformes structurelles. La Banque centrale de Libye a pour sa part entamé des consultations avec le FMI à Tunis portant sur la stabilité macroéconomique et la gouvernance des finances publiques.

L’institution a signalé sa disponibilité à renforcer ses interventions si les risques économiques régionaux venaient à s’accentuer, dans un environnement marqué depuis février 2026 par les répercussions du conflit irano-américain sur les marchés de l’énergie et les flux commerciaux.

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