Frappe nucléaire sur l’Iran : la rumeur de Carlson qui menace d’embraser le monde

Un commentateur proche de la mouvance MAGA affirme que Washington pourrait frapper l'Iran avec une arme nucléaire dès cette semaine. Rien ne l'atteste, mais l'alerte circule jusque dans les rédactions américaines.

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Illustration d’une explosion nucléaire au-dessus d’une ville. Aucune frappe de ce type n’est confirmée à ce jour.
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À quelques heures des élections de mi-mandat, Washington retient son souffle. Dans la nuit de dimanche à lundi, Tucker Carlson a publié sur X un texte où il écrit que l’administration Trump « may be within days of launching a nuclear strike on Iran ». L’ancien animateur de Fox News, devenu l’un des critiques les plus virulents de la guerre contre l’Iran, désigne même la cible, Pickaxe Mountain, un site souterrain du centre du pays où le renseignement israélien croit déceler une reprise de l’enrichissement d’uranium. Téhéran dément toute activité nucléaire sur ce complexe.

Selon lui, la décision tomberait d’ici au samedi 7 novembre, sur la foi d’un « observateur informé » qu’il ne nomme pas. Il accuse Benjamin Netanyahu de pousser Donald Trump à frapper, et affirme que le président hésite, avec l’appui du vice-président JD Vance et de l’émissaire Steve Witkoff, qui plaident pour une issue diplomatique.

Le message a immédiatement fracturé le camp républicain. Certains y voient une manœuvre pour plomber le parti avant le scrutin, un internaute allant jusqu’à parler de « hoax ». D’autres le prennent au sérieux, y compris hors de la droite. Christiane Amanpour, de CNN, a jugé le scénario « insensé » et dit croire que Carlson est extrêmement bien informé. Du côté des faits établis, la prudence s’impose. Rien ne prouve que l’administration prépare un recours à l’arme nucléaire. Trump l’a d’ailleurs écarté publiquement lors d’un entretien à Newsmax à la mi-octobre, et il a déclaré samedi que les discussions avec Téhéran avançaient bien et qu’il n’était pas pressé de reprendre les frappes. Axios rapporte pour sa part que Netanyahu réclame des frappes dès le lendemain du vote.

C’est dans ce climat que l’hypothèse d’armes nucléaires tactiques, évoquée par des diplomates et des analystes parmi les pires scénarios, a ressurgi. Interrogés par Al-Ayyam News, Raed Thabeti, Rami Zohdi, Abdelwahab El Aouj et le général Mohamed Hajjab ont passé en revue les cartes de dissuasion dont dispose l’Iran et les évolutions possibles après le 3 novembre.

Le dilemme de la Maison-Blanche reste entier. Une guerre conventionnelle coûte cher et ne garantit aucune victoire nette, alors que Téhéran conserve de quoi répondre et peser sur la navigation et les marchés de l’énergie. Franchir le seuil nucléaire changerait la nature du conflit, et Carlson prévient que Moscou y verrait une licence pour employer l’arme atomique en Ukraine. Reste la porte de la médiation, la chinoise notamment, que les analystes disent encore entrouverte. Elle ne le restera pas indéfiniment.

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