Gaz, méthane et hydrogène : Alger et Berlin resserrent leur coopération énergétique

Maghreb Emergent
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Alger, 11 mai 2026. Miloud Medjelled reçoit la délégation allemande conduite par Oliver Rentschler au siège du ministère des Hydrocarbures. ©Ministère des hydrocarbures

Le ministère algérien des Hydrocarbures a accueilli lundi une délégation allemande pour une journée de travail consacrée aux grands chantiers énergétiques communs. Oliver Rentschler, haut responsable de la géoéconomie au sein de la diplomatie allemande, dirigeait une équipe mixte associant fonctionnaires et industriels. Bosch, Siemens et le groupe gazier VNG figuraient parmi les participants.

Les échanges ont porté sur des dossiers précis. Côté algérien, le secrétaire général du ministère Miloud Medjelled a mis en avant deux priorités : réduire les émissions de méthane liées à l’exploitation gazière et accélérer le déploiement de technologies permettant de limiter le torchage. Ces objectifs s’inscrivent dans le projet « TaqatHy », programme bilatéral en cours qui traduit les engagements climatiques des deux pays en actions sectorielles concrètes.

Hydrogène : des groupes de travail déjà actifs

Sur le dossier hydrogène vert, les discussions ont confirmé que des équipes techniques des deux côtés travaillent déjà sur les questions d’infrastructure de transport. L’Algérie cherche à se positionner non comme simple fournisseur, mais comme pays producteur et transformateur. Medjelled a insisté sur la fabrication locale d’équipements et le transfert de savoir-faire comme conditions du partenariat.

La formation professionnelle et le renforcement des capacités techniques algériennes ont clos les discussions. Berlin apporte une expertise industrielle, Alger offre des ressources et un positionnement géographique. Les deux parties veulent ancrer cette relation dans la durée, au-delà des contrats gaziers qui constituent aujourd’hui l’essentiel de leurs échanges énergétiques.

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