Holcim El-Djazaïr : deux nouvelles conventions pour valoriser les déchets industriels

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Signature d’une convention entre Holcim El-Djazaïr et ses partenaires à l’usine d’Oggaz, dans la wilaya de Mascara. Photo : Holcim El-Djazaïr.

La cimenterie d’Oggaz, dans la wilaya de Mascara, poursuit son développement autour de l’économie circulaire. En marge de la NAPEC 2026, l’ambassadrice de Suisse en Algérie, Marion Weichelt, a effectué une visite sur le site de Holcim El-Djazaïr.

La visite a été marquée par la signature de deux nouvelles conventions. Elles portent sur la gestion et la valorisation de déchets industriels, notamment ceux provenant des hydrocarbures et des déchets spéciaux.

À Oggaz, l’activité Geocycle occupe une place centrale dans cette démarche. Elle consiste à utiliser certains déchets comme combustibles ou matières premières alternatives dans la fabrication du ciment. Le but est notamment de remplacer une partie des ressources fossiles et naturelles utilisées par l’industrie cimentière.

Holcim El-Djazaïr signe avec DFSP et SNRV

La première convention a été conclue avec Drilling Fluids Services aux Puits (DFSP). Elle porte sur la gestion, le traitement et la valorisation de déchets issus notamment du secteur des hydrocarbures.

Ce partenariat vise à réunir les moyens et les compétences des deux entreprises. Les déchets concernés pourront ainsi être traités dans une logique de valorisation industrielle, au lieu d’être uniquement stockés ou éliminés.

La deuxième convention associe Holcim El-Djazaïr à l’Entreprise nationale de récupération et de valorisation (SNRV).

Elle concerne les déchets spéciaux et les déchets spéciaux dangereux. Leur prise en charge, leur traitement et leur valorisation doivent permettre de développer de nouvelles solutions de gestion des déchets industriels.

Pour Geocycle, l’enjeu est de transformer une partie de ces déchets en ressources utilisables par l’industrie. L’activité dispose déjà de plusieurs solutions en Algérie pour les déchets solides, pâteux et liquides. Elle traite notamment des résidus industriels, des boues d’hydrocarbures et certains déchets issus de l’agroalimentaire.

Des résidus de sucre aux boues industrielles

Cette démarche ne commence pas avec les deux nouvelles conventions. Holcim El-Djazaïr avait déjà signé un partenariat avec le groupe Berrahal pour récupérer les résidus de sa raffinerie de sucre et les utiliser comme intrants dans la fabrication du ciment. Il s’agit notamment des écumes de sucre, auparavant destinées au stockage ou à la mise en décharge.

Un autre partenariat a été conclu avec Tosyali Algérie pour valoriser des résidus issus de l’industrie métallurgique dans le processus cimentier d’Oggaz.

Geocycle travaille également sur la valorisation de la vase accumulée dans les barrages. L’idée est de remplacer une partie de l’argile naturelle utilisée dans la fabrication du ciment par cette vase. Les premiers essais ont donné des résultats jugés positifs. Mais le passage à une exploitation plus large reste lié aux autorisations nécessaires.

Cette solution pourrait avoir un double intérêt. Elle permettrait de réduire les volumes de vase accumulés dans les barrages tout en limitant l’extraction d’argile dans les carrières. Geocycle cite déjà les vases de barrages parmi les matières pouvant être substituées dans ses procédés.

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