Le gouvernement de Transition malien a annoncé le retrait de sa reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » (RASD). Cette annonce a été officialisée dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors d’une conférence de presse conjointe du ministre Abdoulaye Diop avec son homologue marocain, en visite, hier, au Mali.
« S’agissant de la question du Sahara, le Mali exprime son appui aux efforts de l’ONU, aux actions de l’Envoyé Personnel du Secrétaire général des Nations Unies et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la Résolution 2797 (2025), adoptée le 31 octobre 2025 », a rappelé le ministère en citant la déclaration officielle.
“Analyse approfondie” ou simple ralliement
Le gouvernement malien considère qu’« une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la solution la plus réaliste », avant d’ajouter : « Après analyse approfondie de cet important dossier qui a un impact sur la paix et la sécurité sous-régionales, la République du Mali a décidé, ce jour, de retirer sa reconnaissance de la “République Arabe Sahraouie Démocratique” (RASD) ».
Les médias maliens rappellent que Bamako est déjà en rupture avec la RASD depuis une décennie, accusant le Polisario d’implication dans le terrorisme au Sahel. Un narratif marocain qui se base sur des calculs géopolitiques, sans preuves judiciaires ou onusiennes solides.
Le président de la RASD, Ibrahim Ghali, nie catégoriquement ces accusations. Il a rappelé jeudi, dans son discours à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la République sahraouie, le rôle de celle-ci dans la lutte contre le terrorisme et la stabilité régionale.


