50e anniversaire de la RASD : Brahim Ghali rejette les «solutions imposées»

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Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, passe en revue les troupes de l'Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) lors d'une parade militaire dans les camps de réfugiés de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie.

À l’occasion de la commémoration du 50ème anniversaire de la création de la République Sahraouie (RASD) le 27 février 2026, le président Brahim ghali a livré un discours aux allures de bilan et de projection. Entre fermeté diplomatique et démonstration de force institutionnelle, l’allocution dessine les contours de la stratégie actuelle du Front Polisario.

Un “non” catégorique aux solutions imposées

Le discours s’ouvre sur le front diplomatique par un rejet frontal des propositions qui excluraient l’indépendance totale, ciblant implicitement le plan d’autonomie marocain. Le dirigeant sahraoui affirme avec fermeté que la “politique des solutions imposées, l’occupation illégale, la modification des frontières par la force et l’expansionnisme ont prouvé leur échec”.

Cette position intransigeante est réaffirmée dans le contexte des dynamiques internationales récentes. Citant explicitement la résolution 2797 du Conseil de sécurité et les efforts conjoints des Nations Unies et des États-Unis pour trouver une issue acceptable par les deux parties, Brahim ghali ne voit aucune autre alternative : “l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination, pour choisir son avenir de manière libre, démocratique et transparente, est la seule voie possible pour instaurer une paix juste et définitive” affirme t il.

Des familles sahraouies assistent au défilé marquant le 50e anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), dans les camps de Tindouf, le 27 février 2026.

Une transition “dès le lendemain” : l’argument de la viabilité étatique

Pour déconstruire le narratif selon lequel un État sahraoui indépendant serait non viable, Le dirigeant de la RASD se veut catégorique. Il souligne que malgré les affres de la guerre et de l’exil, l’État sahraoui s’est doté d’un appareil institutionnel complet dans tous les domaines. Le discours affirme haut et fort que ces structures “la qualifient pour passer, le lendemain même du parachèvement de la souveraineté, à la bataille de la gestion des affaires nationales avec une grande compétence”.

Pour appuyer cette déclaration de préparation à la gouvernance, le bilan des 50 dernières années est mis en avant comme une expérience “unique” alliant guerre de libération et construction nationale : la gratuité et l’obligation de l’enseignement et la santé sont cités comme exemple, en plus du rôle avant-gardiste de la femme sahraouie…

Ajouté à tout cela, le rôle de l’armée de libération du peuple sahraoui , qu’il présente comme “un acteur institutionnel assurant une présence permanente de l’État sahraoui dans l’effort international de lutte contre la criminalité transnationale organisée et les groupes terroristes, œuvrant pour la stabilité de la région et du monde”. Une manière de déconstruire aussi le narratif Marocain qui tente de classer le POLISARIO comme une organisation terroriste.

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