Le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait à 93,12 dollars en fin de séance européenne, en baisse de 1,91 dollar par rapport à la clôture précédente, soit un recul de 2,01 %. La séance avait débuté à 95,12 dollars, avant d’osciller entre un plancher de 92,67 dollars et un plafond de 95,89 dollars, pour un écart journalier de 3,22 dollars.
Le WTI américain (West Texas Intermediate) accuse quant à lui un repli encore plus marqué, de 2,72 dollars (−2,92 %), à 90,32 dollars le baril. Après une ouverture à 92,86 dollars, la référence américaine a évolué dans une fourchette comprise entre 89,69 et 93,62 dollars, avec un écart de 3,93 dollars sur la journée.
L’analyse graphique du WTI en données journalières révèle une tendance haussière longue, avec des cours ayant évolué dans une large fourchette autour de 90 à 110 dollars sur la période récente, avant de connaître une phase de consolidation. Le niveau actuel de 90,11 dollars, visible sur le graphique affiché en direct, correspond à une zone de support intermédiaire, déjà testée à plusieurs reprises ces derniers mois.
Ce repli simultané des deux références mondiales reflète des pressions communes sur le marché pétrolier, qu’il s’agisse de données macroéconomiques décevantes, de craintes sur la demande mondiale ou d’ajustements de positions en fin de semaine. Les opérateurs restent attentifs aux prochaines annonces de l’OPEP+ et aux statistiques hebdomadaires sur les stocks américains.

