Une mesure administrative américaine, instaurée depuis fin 2025 et qui complique le déplacement des Algériens, ainsi que de ceux d’autres pays africains vers les États-Unis, vient d’être abrogée dans le but de faciliter le déplacement des supporters pour la Coupe du Monde 2026.
Selon l’Associated Press (AP), l’administration Trump a décidé de suspendre l’obligation de s’acquitter d’une importante caution de visa pour les ressortissants de certains pays qualifiés, dont l’Algérie, qui figure parmi les principaux bénéficiaires de cet assouplissement.
Conditions d’accès et procédure
Pour bénéficier de cette levée de caution — dont le montant pouvait atteindre 15 000 dollars — les citoyens algériens doivent remplir des critères stricts. Comme le précise l’AP, les demandeurs doivent détenir des billets officiels et être inscrits au système « FIFA Pass ». Ce dispositif, opérationnel depuis le 15 avril, permet d’obtenir des rendez-vous consulaires accélérés. Jusqu’alors, seuls les joueurs, les entraîneurs et le personnel d’encadrement de la sélection nationale bénéficiaient d’une telle exemption.
Extension à d’autres nations africaines
Outre l’Algérie, quatre autres nations africaines qualifiées profitent de cette décision : le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Tunisie. Ces pays figuraient initialement sur une liste de 50 États auxquels le gouvernement américain imposait, depuis l’an dernier, des cautions de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars.
Cette mesure visait les pays jugés à risque en matière de sécurité ou présentant des taux élevés de dépassement de durée de séjour. Si seuls 250 supporters étaient concernés en avril, ce volume devrait croître rapidement.
Un assouplissement sous pression
À l’échelle internationale, l’Associated Press souligne que cette exemption constitue un relâchement rare de la politique migratoire des États-Unis. Le tournoi, qui débute le 11 juin sous une organisation tripartite (États-Unis, Canada, Mexique), faisait face à de vives critiques sur son accessibilité.
Le contrôle des réseaux sociaux et le renforcement de la présence d’agents de l’immigration dans les aéroports avaient d’ailleurs conduit Amnesty International à alerter les voyageurs. En conséquence, le secteur hôtelier enregistrait jusqu’ici une demande internationale bien en deçà des prévisions.
Bien que cette mesure ait été obtenue par la FIFA après des mois de négociations avec la Maison Blanche, des obstacles subsistent. L’AP rappelle que les voyageurs de Côte d’Ivoire et du Sénégal font toujours l’objet de restrictions partielles. Quant aux ressortissants d’Iran et d’Haïti, ils demeurent interdits d’entrée sur le territoire, exception faite des délégations sportives et de leur staff technique.

