Le dinar algérien gagne du terrain face à l’euro sur le marché interbancaire

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Dinar

Du 7 au 13 mai 2026, le cours de l’euro a reculé de 155,38 à 154,98 dinars sur le marché interbancaire, signant une semaine de consolidation de la monnaie nationale face à la devise européenne, selon les cotations officielles publiées par la Banque d’Algérie.

Le dinar algérien a progressé de manière continue face à l’euro sur l’ensemble de la semaine écoulée. Le taux de change EUR/DZD est passé de 155,38 dinars le 7 mai à 154,98 dinars le 13 mai, soit un gain net de 0,40 dinar en faveur de la monnaie nationale, représentant une appréciation de 0,25 %. Seule la séance du 11 mai a marqué une légère résistance, avec un rebond temporaire du cours à 155,55 dinars, avant une reprise de la tendance baissière dès le lendemain.

Ce mouvement s’inscrit dans le cadre du régime de flottement dirigé pratiqué par l’Algérie, dans lequel la Banque d’Algérie encadre les fluctuations du dinar par des interventions ciblées sur le marché interbancaire. Ce marché constitue l’unique canal légal de change du pays, distinct du marché parallèle dont les cours ne reflètent aucune réalité monétaire officielle.

Un effet miroir avec le dollar américain

La symétrie avec le dollar américain est révélatrice. Sur la même période, le billet vert s’est légèrement apprécié face au dinar, progressant de 132,12 à 132,37 DA, soit une hausse de 0,19 %. Ce mouvement inverse illustre la corrélation négative classique entre l’euro et le dollar : lorsque l’un recule sur les marchés mondiaux, l’autre progresse, et ces dynamiques se répercutent directement sur les parités cotées à Alger.

Pour les opérateurs économiques qui importent des biens libellés en euros — équipements industriels, produits pharmaceutiques, agroalimentaire en provenance de France, d’Italie ou d’Espagne — chaque point de baisse du cours EUR/DZD se traduit par un allégement direct des coûts d’achat en dinars. L’Union européenne demeurant le premier partenaire commercial de l’Algérie, cette évolution favorable, si elle devait se confirmer sur les prochaines semaines, contribuerait à modérer les tensions sur les prix à l’importation et à soutenir le pouvoir d’achat des entreprises importatrices.

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