Le dinar algérien (DZD), s’inscrit en baisse face à l’euro sur le marché interbancaire ce mercredi 8 avril 2026, selon les dernières cotations publiées par la Banque d’Algérie. La devise européenne poursuit ainsi sa progression, après une phase de quasi-stabilité en début de semaine.
Dans le détail, l’euro s’établit à 154,5587 DZD, contre 153,5287 DZD le 7 avril. Il gagne donc plus d’un dinar en une séance. Ce mouvement traduit un ajustement à la hausse du taux de change officiel, dans un contexte de pressions persistantes sur la monnaie nationale.
En glissement court, la tendance est clairement orientée à la hausse pour l’euro. Le taux était de 153,5294 dinars le 6 avril et de 153,3849 dinars le 3 avril. Autrement dit, la monnaie européenne enregistre une progression graduelle mais continue sur le marché officiel.
Parallèlement, les autres devises affichent des évolutions contrastées. Le dollar américain recule à 132,2201 DZD, contre 132,8160 DZD la veille. À l’inverse, la livre sterling progresse nettement à 177,4648 DZD, contre 175,9036 DZD. Même orientation pour le franc suisse, qui grimpe à 167,8240 DZD.
Du côté des monnaies du Golfe, la tendance est légèrement baissière. Le riyal saoudien recule à 35,2315 dinars, tandis que le dirham des Émirats arabes unis s’établit à 36,0013 DZD. Ces variations restent toutefois limitées.
Ainsi, la séance du 8 avril confirme une pression ciblée sur le dinar face aux principales devises européennes. Cette évolution intervient sur le marché interbancaire, principal canal officiel de cotation des devises en Algérie. Contrairement au marché parallèle, ce segment reflète les opérations encadrées entre banques et institutions financières.
Dans ce contexte, la hausse de l’euro pourrait peser sur la facture des importations, notamment pour les produits libellés en monnaie européenne. De plus, elle constitue un signal suivi de près par les opérateurs économiques, en particulier dans les secteurs dépendants des intrants importés.
À court terme, l’évolution du dinar dépendra de plusieurs déterminants. Les recettes d’exportation, le niveau des réserves de change et les orientations de politique monétaire resteront décisifs. En attendant, le marché interbancaire confirme une nouvelle phase d’ajustement du taux de change officiel.


