Nucléaire : Grossi et Adjal font le point sur les SMR à Vienne

À Vienne, en marge de la 70e Conférence générale de l'AIEA, Rafael Grossi a reçu le ministre algérien de l'Énergie Mourad Adjal. Au menu : les petits réacteurs modulaires, pour l'électricité et le dessalement, et le rôle grandissant d'Alger dans la lutte contre le cancer en Afrique.

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Le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi et le ministre algérien de l'Énergie Mourad Adjal, à Vienne ©Compte X Rafael Mariano Grossi

Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a reçu mardi à Vienne le ministre algérien de l’Énergie Mourad Adjal, en marge de la 70e Conférence générale de l’Agence, qui réunit jusqu’au 18 septembre près de 4 000 participants. Il l’a annoncé sur son compte X, en évoquant l’accord conjoint entre l’Algérie et l’AIEA sur le potentiel des petits réacteurs modulaires, pour la production d’électricité et le dessalement d’eau de mer.

Où en est le programme nucléaire algérien ?

L’Algérie exploite deux réacteurs de recherche, Nour et Es-Salam, respectivement dédiés à la formation et à la production de radio-isotopes à usage scientifique, sous la tutelle du Comena. La coopération avec l’AIEA sur les SMR s’est concrétisée par une déclaration conjointe signée le 8 décembre 2025 par Rafael Grossi et le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, prévoyant l’envoi d’une mission d’experts portant sur la faisabilité de leur intégration au réseau électrique national. Maghreb Émergent avait détaillé pourquoi l’électricité nucléaire demeure en réserve dans la stratégie énergétique du pays, aux côtés du solaire.

Ses entretiens avec ses homologues ont aussi porté sur la transition énergétique mondiale et la diversification des sources d’énergie, selon le ministère de l’Énergie. Mourad Adjal y a présenté la vision algérienne pour le développement du secteur des énergies renouvelables et exploré des pistes de coopération et d’investissement avec les pays et institutions présents.

Rays of Hope, l’autre volet de la coopération avec l’AIEA

Rafael Grossi a aussi salué la place de l’Algérie comme partenaire régional du programme Rays of Hope. Il a cité le centre de référence formé conjointement par le CHU de Bab El-Oued et le Centre Pierre et Marie Curie, qui forme des professionnels de la cancérologie venus de plusieurs pays africains. Cette dimension sanitaire occupe une place centrale dans le programme de la conférence, avec un forum scientifique organisé les 15 et 16 septembre sur le rôle des sciences nucléaires dans la lutte contre le cancer, du diagnostic au traitement. Une seconde mission d’experts, sur l’eau et l’agriculture cette fois, est programmée pour 2026.

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