Le nombre moyen de navires par jour en attente sur rade passe de 11 à 7 navires. Cette baisse représente une réduction de 36,24 %. Elle traduit une meilleure fluidité globale du trafic portuaire.
Le détail par catégorie de navires confirme cette tendance. Le séjour moyen des porte-conteneurs chute de 3,72 à 0,51 jour, soit un recul de 86,29 %. Les navires transportant du bois voient également leur attente reculer fortement, de 3,71 à 0,94 jour, en baisse de 74,66 %. Pour les cargos, le délai passe de 3,08 à 2,31 jours, soit -25 %. Les navires de fer et tubes affichent quant à eux une réduction de 41,45 %.
Seuls les céréaliers échappent à cette dynamique, précose le document. Leur temps d’attente en rade progresse, passant de 6,69 à 8,78 jours. Cette hausse s’explique notamment par l’augmentation du trafic céréalier, qui bondit de 43,50 % sur la période, porté par la demande accrue en blé, maïs et soja.
Le régime de travail continu porte ses fruits
Cette amélioration résulte en grande partie du passage au régime de travail continu, en 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Ce dispositif a été instauré à la fin du premier trimestre 2025. Il permet désormais un traitement ininterrompu des navires, sans interruption liée aux horaires classiques.
À cela s’ajoute l’acquisition de nouveaux équipements de manutention. Ces moyens modernes accélèrent les opérations de chargement et de déchargement. Ils réduisent ainsi le temps d’immobilisation des navires, aussi bien en rade qu’à quai.
Une priorité fixée par les hautes autorités
Cette dynamique s’inscrit dans les orientations des hautes autorités du pays. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a fait de la réduction des délais d’attente des navires une priorité nationale. Cet objectif vise à renforcer la compétitivité des ports algériens et à fluidifier le commerce extérieur.
Chaque jour d’attente supplémentaire en rade a un coût direct pour l’économie nationale. En effet, l’armateur facture des frais de surestarie lorsque le navire reste immobilisé au-delà du délai prévu. Ces frais sont payés en devises étrangères, généralement en dollars ou en euros. Moins un navire attend en mer, moins l’Algérie débourse de devises pour couvrir ces pénalités. La réduction des délais d’attente permet donc de préserver les réserves de change du pays, tout en améliorant l’attractivité des ports nationaux auprès des compagnies maritimes internationales.


