Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a décidé, ce mardi, de reporter au 21 juillet le procès des anciens présidents de la Fédération algérienne de football (FAF) et de plusieurs anciens responsables de l’instance, dans une affaire de soupçons de corruption financière et administrative.
Le renvoi concerne les anciens présidents de la FAF Khireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, ainsi que plusieurs anciens membres du bureau fédéral et d’autres responsables. La juge de la deuxième chambre du pôle économique et financier a par ailleurs rejeté les demandes de mise en liberté déposées par la défense des prévenus actuellement placés en détention provisoire.
Le tribunal avait entamé l’examen de ce dossier, l’un des plus marquants à avoir touché la fédération ces dernières années, au terme d’une instruction de plus d’un an ayant visé plusieurs anciens cadres de l’instance.
Des chefs d’inculpation multiples
Les prévenus, parmi lesquels figurent d’anciens secrétaires généraux et l’ancien directeur de l’administration générale de la fédération, sont poursuivis pour abus de fonction, dilapidation intentionnelle de deniers, conclusion de contrats en violation de la réglementation en vigueur dans le but d’octroyer des avantages injustifiés, ainsi que pour blanchiment d’argent et obtention d’avantages illégaux.
Selon l’instruction, d’ont des éléments cités par plusieurs médias algériens, le dossier porte sur des marchés et contrats conclus pendant l’organisation du Championnat d’Afrique des nations locaux (CHAN) et de la Coupe d’Afrique des nations U17, ainsi que sur des dossiers liés à des primes et indemnités, à des surfacturations d’hébergement et de restauration, au contrat de partenariat avec Adidas, et au recours à une agence de voyages tunisienne sans respect des procédures de mise en concurrence prévues par la loi.
L’instruction indique en outre que Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef n’ont pas été directement parties à la signature de certains des contrats visés par les poursuites, mais qu’ils sont mis en cause pour ne pas avoir résilié ces contrats ni signalé les irrégularités, alors que ceux-ci sont restés en vigueur durant leur mandat.
L’affaire reste suivie de près par l’opinion publique sportive, dans l’attente des prochaines audiences et d’un jugement qui n’a pas encore été rendu.

