Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit une nouvelle grille tarifaire pour les visas de régularisation délivrés à l’arrivée aux touristes étrangers qui choisissent le Sud algérien comme destination. L’article 38 du texte propose de modifier l’article 137 du Code du timbre, en fixant les droits de timbre selon la durée de validité du visa.
Selon les dispositions proposées, le tarif serait fixé à 10 000 dinars pour un visa valable de un à sept jours, à 15 000 dinars pour une durée de huit à quinze jours et à 20 000 dinars pour un séjour de seize à trente jours.
La mesure figure dans l’exposé des motifs de l’article 38, qui présente la simplification des procédures d’obtention des visas comme l’un des engagements des pouvoirs publics en matière de développement touristique. Le gouvernement met en avant l’objectif de renforcer l’attractivité de l’Algérie, en considérant le tourisme comme un levier de croissance économique et de création d’emplois.
Près de 39 000 touristes ont bénéficié du visa à l’arrivée
Cette révision tarifaire intervient alors que le dispositif de visa à l’arrivée destiné aux touristes étrangers se rendant dans le Sud algérien a déjà été utilisé par des visiteurs de nombreuses nationalités.
En juillet 2026, le ministère du Tourisme indiquait que près de 39 000 touristes de 120 nationalités avaient bénéficié du dispositif depuis son lancement.
La révision proposée des droits de timbre vise à adapter les tarifs applicables aux différentes durées de séjour. Son impact sur l’attractivité de la destination saharienne dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment les conditions d’accès, l’organisation des voyages, les coûts de transport et les prestations touristiques disponibles.
L’article 38 prévoit également un droit de timbre de 1 000 dinars pour un visa de transit valable un jour, mais l’extrait du projet précise que les autres dispositions restent inchangées.

