Trump annonce un cessez-le-feu énergétique entre Moscou et Kiev, que ni l’un ni l’autre n’a confirmé

Le président américain affirme que la Russie et l'Ukraine ont accepté de cesser leurs frappes contre les infrastructures énergétiques, avec effet immédiat. Aucune des deux capitales n'a confirmé, et Volodymyr Zelensky dit découvrir l'accord par cette annonce.

Maghreb Emergent
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:Donald Trump, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, au cœur d'une annonce de cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l'Ukraine qui reste à confirmer par Moscou et Kiev. (Montage Maghreb Emergent)

Donald Trump a annoncé dimanche 11 octobre l’entrée en vigueur, avec effet immédiat, d’un cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l’Ukraine, auquel les deux parties auraient donné leur accord. Le président américain l’a écrit dans un court message sur son réseau Truth Social, sans fournir de précisions sur les modalités. Il y ajoute un avertissement à l’adresse des belligérants, « Ne le rompez pas ! ».

Ni Kiev ni Moscou n’ont confirmé dans l’immédiat l’existence d’un tel accord, annoncé après une intensification des attaques meurtrières. Volodymyr Zelensky a fait savoir que la nouvelle était une surprise pour lui. Si les Russes acceptent, a-t-il dit, « nous sommes prêts, et nous l’accepterons », en demandant qu’on lui indique à quelle date la trêve commence. Plus tôt dans la journée, il avait redit que l’Ukraine était disposée à cesser de frapper les raffineries russes si Moscou mettait fin à ses attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

L’annonce intervient dans un climat tendu entre les deux présidents. Donald Trump avait rendu son homologue ukrainien responsable de la hausse des prix du diesel et suggéré que l’Ukraine change de président. Volodymyr Zelensky, lui, avait dénoncé la décision américaine d’assouplir temporairement les sanctions visant le diesel russe. Il a aussi déclaré que l’Ukraine pourrait organiser des élections si la Russie acceptait un cessez-le-feu total de 60 jours.

Le scénario rappelle celui de la mi-septembre. Le 14 septembre, Donald Trump avait déjà affirmé que l’Ukraine renonçait à viser les installations énergétiques russes et que la Russie en ferait autant. Kiev s’était dit prêt, tout en doutant de la volonté de Moscou. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait jugé l’idée bonne, à condition que la Russie puisse exporter son pétrole sans entrave. Le 1er octobre, Vladimir Poutine rejetait encore cette proposition, avancée par l’Ukraine et ses alliés européens lors de précédentes négociations.

La position du Kremlin sur l’annonce de dimanche reste donc à établir, dix jours après ce refus.

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