Après cet échange symbolique, les deux dirigeants se sont entretenus en tête-à-tête au siège de la présidence de la République, avant une réunion élargie aux délégations des deux pays. Selon un communiqué de la présidence de la République, les entretiens ont porté sur « les moyens de renforcer les relations bilatérales et de développer la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun ». Plusieurs membres du gouvernement des deux pays ont pris part aux discussions, illustrant la volonté d’Alger et de Madrid de consolider leur partenariat.
Cette visite s’inscrit dans la poursuite du rapprochement engagé après la crise diplomatique de 2022. Les deux capitales cherchent désormais à donner un nouvel élan à leur coopération, tant sur le plan économique que politique.
Du côté espagnol, les médias publics soulignent que ce déplacement intervient dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et les préoccupations liées à la sécurité des approvisionnements énergétiques. RTVE rappelle que l’Algérie demeure le principal fournisseur de gaz naturel de l’Espagne et estime que Madrid entend consolider ce partenariat stratégique tout en développant la coopération dans d’autres secteurs, notamment les infrastructures, les transports, la gestion de l’eau et les investissements.
Première visite depuis 2020
Ni la présidence algérienne ni les autorités espagnoles n’ont, à ce stade, mis en avant le dossier du Sahara occidental dans leur communication officielle. Les deux parties ont privilégié un message centré sur le renforcement des relations bilatérales, la coopération économique et les enjeux régionaux.
Cette visite est la première de Pedro Sánchez à Alger depuis octobre 2020, lorsqu’il s’était rendu dans la capitale algérienne en pleine pandémie de Covid-19. Reporté de plusieurs mois en raison de la crise sanitaire, ce déplacement avait déjà mis en avant le caractère stratégique des relations entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et de la coopération économique.
Près de six ans plus tard, le chef du gouvernement espagnol retrouve Alger dans un contexte régional profondément transformé, marqué par le réchauffement des relations bilatérales après la crise de 2022 et par de nouveaux enjeux liés à la sécurité énergétique en Méditerranée.

