Zinedine Zidane, quel impact sur la concurrence FFF-FAF sur les talents franco-algériens ?

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ماذا سيفعل زين الدين زيدان أمام اللاعبين ذي الأصول المغاربية

C’est un secret de polichinelle qui devrait être officialisé dès mardi : Zinedine Zidane succédera à Didier Deschamps sur le banc de l’équipe de France, après quatorze années de règne de ce dernier. L’annonce, retardée par des tractations de calendrier, ne surprend plus personne dans le football français. Elle installe pourtant à la tête des Bleus une figure d’un tout autre calibre symbolique. Champion du monde 1998, triple vainqueur de la Ligue des champions comme entraîneur du Real Madrid, Zidane n’est pas seulement un technicien reconnu : il est une icône qui dépasse le seul cadre sportif, y compris dans les familles d’origine maghrébine dont il est lui-même issu.

Un passif contesté, une inflexion possible

La FFF traîne depuis longtemps une réputation ambiguë vis-à-vis de ses joueurs d’origine maghrébine. Une rumeur tenace évoque une gestion prudente, presque un quota informel, de la visibilité de ces profils en sélection, nourrie par les épisodes Benzema et Nasri, jugés difficiles à intégrer dans le collectif. Zidane, qui a lui-même traversé cette histoire sans jamais quitter le rang français, pourrait rebattre les cartes. Sa légitimité sportive et son identité personnelle lui donnent une capacité d’apaisement que Deschamps n’a jamais eu à revendiquer sur ce terrain précis.

Une guerre des nationalités qui s’intensifie

Le contexte, pourtant, ne joue pas en faveur de la FFF. Le climat social français, marqué par la banalisation du discours islamophobe et la perspective de l’extrême droite aux portes du pouvoir, pousse de plus en plus de binationaux à privilégier le pays de leurs parents. Le cas Bouaddi, jeune milieu lillois formé à Creil, parti chez les Lions de l’Atlas malgré un avenir bleu annoncé, en est l’illustration la plus récente côté marocain. Côté algérien, la bataille se joue au coup par coup et à fleuret moucheté :Rayan Cherki a finalement basculé vers la France in extremis, Maghnes Akliouche a hésité avant de faire le même choix, quand Rayan Aït-Nouri a préféré les Verts. La FAF et la FFF se disputent, dossier par dossier, les meilleurs produits de la formation française.

L’effet Zidane, un pari à double tranchant pour la FAF

C’est dans ce rapport de force que l’arrivée de Zidane change la donne. Sa seule présence peut rassurer des familles maghrébines hésitantes : voir un fils d’immigrés kabyles devenu le sommet du football mondial reste l’argument le plus puissant que la France puisse opposer à la tentation identitaire. Pour la FAF, le risque est réel de voir filer la prochaine grande pépite franco-algérienne — celle qui, selon le rythme observé depuis Zidane lui-même, Benzema puis Mbappé- maman algérienne- , ne devrait plus tarder à émerger. Mais cette pression a un effet miroir : elle oblige la fédération algérienne à ne plus compter uniquement sur les logiques identitaires ou le climat politique français, et à investir enfin dans l’élévation du niveau de sa propre formation, seul gage durable de compétitivité face à un adversaire désormais incarné par le plus grand nom du football tricolore.

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