Les hautes autorités du pays interviennent directement pour encadrer les prix des moutons importés. Lors du Conseil des ministres tenu ce dimanche 8 mars 2026, le président de la République a fixé un tarif maximum pour les ovins importés, tout en annonçant des mesures de contrôle renforcées.
Dans l’optique de réguler le marché à l’approche de la fête de l’Aïd El-Adha, l’exécutif a pris une décision tarifaire majeure. Le prix de vente du mouton importé ne devra pas dépasser 50 000 dinars algériens par tête. Cette mesure s’applique à l’opération d’importation massive portant sur un million de moutons. En instaurant ce plafond, les autorités imposent une valeur de référence sur le marché, visant à limiter la volatilité des prix souvent observée lors des périodes de forte demande saisonnière.
La Mauritanie et le Kenya en lice pour l’approvisionnement
L’Algérie négocie actuellement avec au moins deux pays partenaires pour concrétiser son programme d’importation d’un million de têtes. La Mauritanie et le Kenya figurent officiellement parmi les candidats pour approvisionner le marché national en mouton à l’approche de l’Aïd El-Adha. Toutefois, cette liste reste ouverte et pourrait s’allonger dans les prochaines semaines, car les services de prospection poursuivent activement leurs recherches sur d’autres marchés internationaux.
A noter que l’exécutif a choisi de confier l’importation de ce million d’ovins exclusivement à des entreprises publiques, écartant de fait les opérateurs privés algériens de cette opération d’envergure. Cette mise à l’écart provoque d’ores et déjà des tensions au sein de la corporation. Le président de la Fédération algérienne des importateurs de viandes est ainsi sorti de sa réserve pour contester ce monopole. Il réclame désormais l’ouverture du marché au secteur privé afin de diversifier les sources d’approvisionnement et de renforcer la fluidité des arrivages de mouton.
















