Depuis la fin du mois d’août, Algérie Ferries enchaîne les reports sur ses liaisons avec la France. Le dernier en date concerne la traversée Alger–Marseille, initialement prévue mardi 8 septembre et repoussée au mercredi 9, selon un communiqué publié la veille au soir, quelques heures avant l’embarquement annoncé.
Le 30 août déjà, la compagnie maritime nationale avait annoncé le report de trois traversées d’un coup. Marseille–Skikda, programmée le 31 août, avait été décalée au 1er septembre à 11h. Marseille–Alger, prévue le même jour, avait été reportée au 1er septembre à 10h. Skikda–Marseille avait suivi le même sort. Dans les trois cas, les enregistrements avaient débuté à 5h du matin.
Le week-end suivant, nouvelle annonce. La traversée Annaba–Marseille, fixée au samedi 5 septembre à bord du navire Algérie 2, a été reportée au dimanche 6, avec un enregistrement ouvert de 10h à 15h. La compagnie y présentait déjà ses excuses aux voyageurs concernés et appelait à leur compréhension, formule reprise mot pour mot dans le communiqué du 8 septembre.
Trois épisodes en dix jours, sur des lignes différentes, avec à chaque fois le même motif invoqué par la compagnie, « des raisons indépendantes de sa volonté », sans précision supplémentaire.
Cette accumulation de reports tient à l’absence du Badji Mokhtar III, le plus grand navire de la flotte, resté indisponible tout l’été. Privée de son unité la plus importante, Algérie Ferries a dû absorber la demande estivale des Algériens résidant en France avec une capacité de transport réduite, ce qui explique la multiplication des ajustements de programme depuis juillet.

