Algérie : les prix du poulet poursuivent leur baisse après le pic de septembre

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Les prix du poulet vivant poursuivent leur baisse en Algérie. Après plusieurs semaines de hausse qui ont marqué le marché avicole durant l’été, les tarifs reculent progressivement, soutenus par une légère amélioration de l’offre. Cette évolution permet d’alléger quelque peu la facture des consommateurs, même si les prix restent supérieurs à ceux pratiqués avant la flambée estivale.

Actuellement, le prix du poulet vivant au niveau des poulaillers, correspondant au marché de gros, oscille entre 315 et 330 dinars le kilogramme. Au détail, le poulet vivant est proposé entre 365 et 320 dinars le kilo, selon les prix relevés sur le marché.

Dans les boucheries, le poulet déplumé s’affiche entre 450 et 500 dinars le kilogramme.

Ces tarifs traduisent un recul d’environ 30 dinars par kilo par rapport à la semaine dernière. La baisse est encore plus marquée en comparaison avec le pic atteint en septembre dernier, avec un repli estimé entre 80 et 100 dinars le kilogramme.

Malgré cette détente, les prix du poulet en Algérie restent toutefois éloignés de leurs niveaux du mois de juin, avant la forte flambée enregistrée durant l’été.

La reprise de la production soutient l’offre

Cette baisse s’explique notamment par une légère augmentation de l’offre sur le marché ces derniers jours. Selon un aviculteur exerçant en Algérie, plusieurs professionnels ont repris leur activité au début du mois de septembre, après avoir suspendu ou réduit leur production durant la période des fortes chaleurs.

En juillet et en août, certains éleveurs ont préféré interrompre leur activité par crainte d’une hausse de la mortalité des volailles sous l’effet des températures élevées. Les risques sanitaires et les pertes potentielles rendent en effet l’élevage particulièrement difficile durant les épisodes de canicule.

Or, la remise en production nécessite plusieurs semaines avant que les nouveaux lots de poulets arrivent sur le marché. Selon l’aviculteur, il faut généralement entre 42 et 45 jours pour qu’un poulet atteigne le stade où il est prêt à être commercialisé pour la consommation.

Les élevages relancés au début du mois de septembre commencent ainsi à alimenter les circuits de distribution. Cet apport supplémentaire contribue à renforcer l’offre et à exercer une pression à la baisse sur les prix.

Les conséquences de la canicule sur la filière avicole

L’été dernier, la filière avicole algérienne a subi les conséquences des fortes chaleurs et des incendies de forêt qui ont touché plusieurs wilayas du nord du pays.

Ces phénomènes représentent des risques récurrents pour les élevages, en raison notamment du stress thermique subi par les volailles et des dégâts susceptibles d’affecter les exploitations.

La baisse actuelle des prix témoigne ainsi d’une amélioration progressive de l’approvisionnement. Toutefois, un retour aux tarifs pratiqués avant la flambée estivale dépendra notamment de la capacité des producteurs à maintenir leur activité et à assurer un approvisionnement régulier du marché.

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