Prix du poulet en Algérie : une légère baisse après les records de septembre

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Les prix du poulet vivant enregistrent une légère détente sur le marché algérien ces derniers jours. Après avoir atteint des niveaux records au cours de la deuxième quinzaine de septembre, les cours commencent à reculer sous l’effet d’une amélioration de l’offre. Mais cette baisse pourrait être temporaire, alors que les coûts de production restent élevés, notamment en raison de la flambée du prix des poussins.

Au niveau des poulaillers, le prix du poulet vivant se situe actuellement entre 330 et 355 dinars le kilogramme, selon les régions et le calibre. Dans certaines zones, les prix se négocient autour de 330 à 350 dinars le kilo.

Cette évolution représente une baisse de l’ordre de 50 à 70 dinars le kilogramme par rapport aux niveaux enregistrés à la fin du mois de septembre. La détente intervient après une envolée spectaculaire des cours.

Les prix avaient atteint des sommets en septembre

Durant la deuxième quinzaine de septembre, le prix du poulet vivant en gros, directement au niveau des poulaillers, avait atteint 400 à 420 dinars le kilogramme. Sur le marché de détail, le poulet vivant s’affichait autour de 440 à 450 dinars le kilo.

La situation était encore plus tendue pour le poulet déplumé vendu chez les bouchers et les différents points de vente. Les prix avaient dépassé 600 dinars le kilogramme, atteignant des niveaux particulièrement élevés pour les consommateurs.

Cette flambée tranche fortement avec la situation observée quelques mois auparavant. En juin, le poulet vivant se négociait encore autour de 250 à 260 dinars le kilogramme au niveau des poulaillers. Pour le poulet déplumé, les prix au détail se situaient généralement entre 340 et 380 dinars le kilo.

Les cours ont ensuite progressivement augmenté durant juillet et août, avant d’accélérer fortement en septembre.

L’offre, principale explication de la flambée

L’évolution des prix s’explique principalement par le traditionnel mécanisme de l’offre et de la demande. Les épisodes de canicule ainsi que les incendies enregistrés durant l’été ont causé d’importants dégâts dans plusieurs régions d’élevage avicole. La baisse de l’offre disponible a mécaniquement exercé une pression à la hausse sur les prix.

La légère baisse observée depuis quelques jours pourrait donc traduire une amélioration progressive de l’approvisionnement du marché.

Mais cette détente ne signifie pas nécessairement que les prix vont durablement revenir aux niveaux du printemps.

Le prix du poussin inquiète les aviculteurs

Pour connaître les perspectives du marché, nous avons contacté un aviculteur actif dans la commune de Beni Maouche, dans la wilaya de Béjaïa. Selon lui, le prix actuel, compris entre 330 et 350 dinars le kilogramme au niveau des poulaillers, correspond à un niveau permettant aux éleveurs de travailler dans des conditions relativement équilibrées.

Cependant, un autre facteur pourrait rapidement changer la tendance : le prix du poussin.

Notre interlocuteur indique que le poussin de bonne qualité se vend actuellement entre 160 et 170 dinars l’unité. Un niveau jugé particulièrement élevé, qui alourdit directement le coût de production des éleveurs.

Au printemps et au début de l’été, le poussin se négociait encore autour de 60 dinars. La hausse est donc considérable et constitue désormais l’une des principales sources d’inquiétude pour la filière avicole.

Pour cet aviculteur, sans baisse du prix des poussins, les cours du poulet pourraient repartir à la hausse dans les prochaines semaines. Une telle évolution ne serait favorable ni au consommateur, confronté à des prix élevés, ni au producteur, dont les marges restent sous pression.

La récente baisse des prix du poulet vivant apparaît ainsi davantage comme une phase de détente du marché que comme la garantie d’un retour durable aux niveaux observés avant la crise de l’été.

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