« Nous voulons des partenariats concrets, rapides à exécuter et générateurs de valeur ajoutée partagée », dit Arkab. L’Algérie reste, à l’entendre, un fournisseur fiable d’énergie, et elle attend maintenant que les capitaux accompagnent la production. Pour le ministre, l’« addition » se mesure « dans les solutions, les investissements, les infrastructures, les technologies et les compétences », et non « dans les discours ».
Il s’adresse aux sociétés nationales et internationales, aux institutions financières, aux bureaux d’ingénierie, aux centres de recherche et aux start-up, et leur promet des projets capables de créer des emplois, des compétences et de la valeur ajoutée. Sonatrach, de son côté, donne la priorité à l’amont, à la récupération assistée, à la numérisation et à la maintenance prédictive.
Un gazoduc sans date et une transition sous réserve
Sur le TSGP, Arkab dit vouloir avancer « avec réalisme, coordination et responsabilité », et il cite des contraintes techniques, commerciales, sécuritaires et financières. Il rappelle que les travaux du tronçon algérien ont démarré en juin à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar. Il ne donne ni capacité, ni montage financier, ni date de mise en service. Or les investisseurs qu’on presse de se décider vite attendent justement ces éléments.
La transition suit la même logique de prudence. Elle doit être, pour l’Algérie, « graduelle et responsable, et maîtrisée sur le plan technologique ». Le gaz garde son rôle d’énergie de flexibilité, et le ministre justifie la poursuite des investissements dans le pétrole et le gaz par les besoins des prochaines décennies. Il ne dit pas un mot de l’hydrogène, qui figure pourtant dans le nom du salon.
Sur le climat, Sonatrach vise la fin du torchage de routine et des émissions de méthane proches de zéro d’ici 2030. Le seul résultat chiffré est une baisse de 25 % des volumes torchés entre 2020 et 2024, ce qui laisse peu de temps pour atteindre l’objectif. L’Algérie est pourtant classée parmi les meilleures performances mondiales en matière de torchage, et Sonatrach a obtenu un répit face au durcissement du règlement européen sur le méthane.


