L’Algérie prévoit de recevoir les offres de son appel d’offres pétrolier et gazier Algeria Bid Round 2026 en janvier 2027 et de signer les contrats deux mois plus tard, en mars. Le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a confirmé ce calendrier à l’ouverture de NAPEC à Oran, en invitant les compagnies, les prestataires de services et les partenaires technologiques à se positionner.
L’ALNAFT a ouvert sept blocs d’exploration au Sahara et, pour la première fois, mis en ligne les données géologiques de ces blocs dans des data rooms. Plus de cinquante compagnies internationales avaient déjà manifesté leur intérêt.
Arkab s’appuie sur le succès de l’édition 2024, qui avait vu vingt entreprises internationales pré-qualifiées et déboucher sur cinq licences attribuées à des groupes étrangers. Il présente le cadre de la loi 19-13 comme plus attractif pour la recherche, l’exploration et la production, et il compte sur l’ALNAFT pour donner de la visibilité aux opérateurs. Le ministre parle d’un processus compétitif, transparent et tourné vers le long terme, et il demande aux candidats de promouvoir le contenu local et la formation des compétences.
Deux mois pour passer de l’offre au contrat
Le calendrier est serré. Entre le dépôt des offres et la signature des contrats, il ne s’écoule que deux mois, ce qui laisse peu de place à de longues négociations. Arkab ne détaille pas les conditions contractuelles proposées aux compagnies, et il ne dit rien des blocs ni des termes fiscaux. Les candidats devront trouver ces éléments dans les documents de l’appel d’offres.
Le ministre assortit son appel d’une demande plus large, des partenariats « concrets, rapides à exécuter », qui touchent aussi la récupération assistée, la numérisation et le transfert de technologie. Il présente ces domaines comme des priorités de Sonatrach pour la production des champs matures.
Le nombre d’offres reçues en janvier 2027 montrera combien de compagnies intéressées sont passées à l’acte.


