L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) a fixé la date du lancement officiel de la « Algeria Bid Round 2026 » au 19 avril 2026. Cette ronde d’appels d’offres portera sur sept blocs d’exploration onshore, sélectionnés parmi un portfolio préliminaire plus large, et s’inscrit dans une dynamique de relance post-Bid Round 2024, qui avait abouti à l’attribution de cinq licences en juin 2025.
Un processus innovant
Dès janvier 2026, ALNAFT a initié un processus innovant de nomination, invitant les compagnies pétrolières à exprimer leur intérêt pour un portefeuille technique de 24 blocs onshore répartis dans les bassins principaux : Illizi, Berkine, Ahnet-Messaoud, Oued Mya, Nord et Ouest.
Ce portfolio comprend 13 projets combinant développement et exploration (dont certains adaptés à l’EOR/IOR), et 11 blocs purement exploratoires, souvent dotés de découvertes existantes. Ces actifs bénéficient d’une couverture sismique étendue, de données historiques de puits, de systèmes pétroliers prouvés et d’une proximité avec les infrastructures existantes, favorisant des développements accélérés et rentables. La plateforme numérique d’ALNAFT, fermée le 31 janvier 2026, a permis aux opérateurs d’accéder à des « project flyers » détaillés, intégrant les retours du marché pour affiner les offres finales.
Une offensive énergétique dans un contexte mondial sous tension
Selon les annonces d’ALNAFT, ces opportunités figurent parmi « les plus prometteuses au monde » et des « actifs de classe mondiale ». Les sept blocs présélectionnés (dont les noms précis restent confidentiels jusqu’au lancement) émergent de ces 24, optimisés pour maximiser l’attractivité. Cette stratégie s’appuie sur la loi hydrocarbures n°19-13 de 2019, qui a réintroduit les contrats de partage de production et assoupli les conditions fiscales, contrastant avec l’échec relatif du Bid Round 2014 (seulement 4 attributions sur 31 blocs).
À l’heure des tensions géopolitiques et des pressions sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales, l’Algérie capitalise sur un afflux de capitaux américains, chinois, européens et du Golfe. ALNAFT vise ainsi jusqu’à 17 projets au total, renforçant la position de l’Algérie comme hub méditerranéen des hydrocarbures.
“Les informations complémentaires relatives aux blocs concernés, aux conditions de participation et au calendrier détaillé de l’opération seront communiquées ultérieurement”, conclut ALNAFT dans son communiqué.


