Classement mondial du tourisme : l’Algérie 9e en Afrique

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Tourisme saharien à Oued Souf, avec l’agence Boutayeb Tours.

Malgré une progression de cinq rangs par rapport à 2019, l’Algérie peine à s’imposer sur la scène touristique internationale. Selon le dernier rapport du Forum Économique Mondial, le pays se classe au 89e rang sur 110 nations évaluées, ce qui le place à la 9e position sur le continent africain.

Le Forum Économique Mondial (WEF) a publié l’édition 2026 de son indice de développement du tourisme (Travel & Tourism Development Index). Bien que l’Algérie ait gagné 5 places par rapport à la situation pré-pandémie de 2019, le bilan global reste modeste : le pays occupe la 89e place mondiale sur 110 économies recensées. À l’échelle du continent africain, l’Algérie se hisse au 9e rang, bien loin derrière des destinations établies comme Maurice (1re en Afrique, 59e mondiale), l’Afrique du Sud (61e) ou l’Égypte (63e).

Au Maghreb : L’Algérie à la traîne derrière le Maroc et la Tunisie

À l’échelle maghrébine, l’Algérie accuse également un retard important par rapport à ses voisins directs. Le Maroc figure au 70e rang mondial (4e en Afrique), tandis que la Tunisie se positionne à la 82e place mondiale (7e en Afrique).

L’Algérie ferme ainsi la marche du trio maghrébin évalué dans l’indice. Cet écart s’explique principalement par la maturité des infrastructures d’accueil, la densité de l’offre hôtelière, l’ouverture aérienne et la simplification des formalités de visa, des domaines dans lesquels le Maroc et la Tunisie disposent d’un avantage historique d’investissements et de promotion à l’international.

Comment le Forum Économique Mondial évalue-t-il les pays ?

Basé à Genève, le Forum Économique Mondial (WEF) est une organisation internationale reconnue pour ses analyses économiques globales. Son indice touristique ne repose pas uniquement sur le nombre de visiteurs ou les recettes financières, mais sur la capacité d’un pays à bâtir un secteur touristique durable, résilient et rentable pour sa population.

L’évaluation s’appuie sur 17 piliers regroupés en cinq grandes catégories :

La sécurité et la santé : la sûreté des voyageurs, la qualité de l’hygiène et la couverture médicale.

Les infrastructures : la qualité du réseau routier, portuaire et aéroportuaire, ainsi que la présence de services touristiques adéquats.

La attractivité financière : la compétitivité des prix (hôtels, carburant, restauration) par rapport au niveau de vie global.

Les richesses naturelles et culturelles : la valorisation des sites historiques, de la gastronomie et des espaces naturels.

L’impact socio-économique et durable : la création d’emplois décents, la protection de l’environnement et l’acceptation du tourisme par la population locale.

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