Hydrocarbures : l’Algeria Bid Round 2026 séduit déjà 53 compagnies internationales

L'appel d'offres pétrolier de 2026 confirme le regain d'intérêt des majors internationales pour le domaine minier national, avec 53 compagnies déjà enregistrées à mi-parcours et une échéance de dépôt des offres fixée à fin novembre.

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Le président de l'ALNAFT, Samir Bekhti, le ministre de l'Énergie Mohamed Arkab et plusieurs membres du gouvernement lors du lancement officiel de l'Algeria Bid Round 2026, le 19 avril 2026 au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger. ©APS

L’Algeria Bid Round 2026 tient son rythme. Selon les données publiées par Upstream, la publication spécialisée du groupe S&P Global Energy, 53 compagnies pétrolières et gazières s’étaient inscrites à la procédure à la mi-2026, avec des salles de données virtuelles déjà ouvertes et un intérêt confirmé pour l’ensemble des sept blocs mis en concurrence. Le chiffre, avancé par une source internationale de référence pour le secteur amont, mesure l’ampleur d’une opération que l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) présentait comme structurante dès son lancement officiel, le 19 avril 2026, à Alger.

Un cycle d’appels d’offres remodelé depuis 2024

Ce round est le deuxième organisé sous l’empire de la loi n° 19-13 du 11 décembre 2019 sur les hydrocarbures, qui a introduit un cadre fiscal plus incitatif et une réglementation présentée comme plus lisible pour attirer les opérateurs étrangers. Il prend la suite du Bid Round 2024, dont l’attribution des cinq licences avait profité à TotalEnergies, QatarEnergy, ENI, PTTEP, ZPEC, Zangas-Filada et Sinopec, seul le site El M’zaid El Kebir n’ayant attiré aucun candidat.

En amont du lancement, ALNAFT a innové en instaurant un « nomination process », une consultation préalable ouverte en décembre 2025 et close fin janvier 2026, par laquelle les compagnies intéressées ont pu exprimer leurs préférences parmi un portefeuille technique de vingt-quatre blocs onshore répartis dans les principaux bassins du pays, Illizi, Berkine, Ahnet-Messaoud, Oued Mya, ainsi que les régions Nord et Ouest.

Sept blocs, treize zones d’exploration pure

Le round porte sur sept blocs d’exploration onshore aux profils contrastés, certains englobant des découvertes existantes nécessitant des travaux d’évaluation complémentaires, d’autres correspondant à des zones à fort potentiel prospectif encore vierge. Le portefeuille technique dont ils sont issus comptait treize blocs d’exploration pure et onze blocs combinant exploration et développement, la majorité bénéficiant d’une couverture sismique 2D et 3D étendue ainsi que de données de forages historiques, un atout que l’agence met en avant pour raccourcir les délais de mise en production.

L’ouverture des data rooms en ligne, début juin, a marqué une rupture méthodologique pour ALNAFT. C’est la première fois que l’accès aux données techniques, géologiques et géophysiques des périmètres proposés se fait via une plateforme numérique sécurisée, gérée par EXALT, coentreprise d’ALNAFT et de SLB, sans déplacement physique préalable en Algérie, une contrainte qui pesait jusque-là sur la participation des compagnies étrangères les plus éloignées.

Une échéance de dépôt fixée au 26 novembre

Le calendrier détaillé par ALNAFT prévoyait l’ouverture des phases techniques au 1er juin 2026, suivie de sessions de data room et de clarification jusqu’au 31 octobre, avant une date limite de dépôt des offres arrêtée au 26 novembre 2026. L’annonce des résultats précédera la signature des contrats avec Sonatrach, programmée pour le 31 janvier 2027, un calendrier resserré qui laisse désormais aux compagnies préqualifiées un peu plus de trois mois pour transformer l’intérêt déclaré en offres fermes.

Le président de l’ALNAFT, Samir Bekhti, avait insisté lors du lancement sur la qualité des blocs proposés, qu’il qualifiait d’opportunités concrètes et immédiatement exploitables, tandis que le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, situait la démarche dans la continuité de la « grande dynamique » du round précédent. Rappelons que parmi les candidats potentiels, le Vietnam pourrait viser de nouveaux blocs sahariens par l’intermédiaire de PVEP, présent en Algérie depuis 2002 et déjà partenaire de Sonatrach sur le champ de Bir Seba.

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