Les accidents impliquant des bus continuent de endeuiller les routes algériennes. Ce jeudi 6 août, un nouveau drame s’est produit dans la wilaya de Constantine, où un autobus transportant le personnel d’une entreprise privée a quitté la chaussée avant de chuter dans un ravin. Ce nouvel accident porte encore un peu plus le lourd bilan d’une série noire qui frappe le pays depuis la fin de la semaine dernière.
Selon la Protection civile, l’accident est survenu à 5 h 19 sur la route nationale n°79, au niveau de la commune d’Ibn Ziad, en direction de Mila. Pour faire face à l’ampleur de la catastrophe, les secours ont mobilisé deux camions de sauvetage et dix ambulances afin d’évacuer rapidement les victimes vers les établissements hospitaliers.
Un premier bilan faisait état de trois morts et treize blessés. Quelques heures plus tard, la Protection civile a actualisé ses chiffres, annonçant six décès et dix-neuf blessés, tout en précisant que les opérations de secours se poursuivaient.
De son côté, la wilaya de Constantine a indiqué que le bus transportait des travailleurs d’une entreprise privée. Le wali de Constantine, Kamel Eddine Kerbouche, s’est rendu au service des urgences du CHU Ibn Badis afin de s’enquérir de l’état des blessés et des conditions de leur prise en charge.
Les autorités locales ont précisé que les six victimes décédées, quatre hommes et deux femmes, ont été transférées à la morgue du CHU, tandis que les blessés, dont le nombre est estimé à 24 par les services de la wilaya, bénéficient d’une prise en charge médicale et psychologique. Les pouvoirs publics ont affirmé avoir mobilisé tous les moyens humains et matériels nécessaires pour assister les victimes.
Une série noire qui s’aggrave
Ce nouveau drame intervient moins d’une semaine après la catastrophe de Boumerdès, où un autocar de voyageurs avait chuté dans un ravin, provoquant la mort de 28 personnes et faisant des dizaines de blessés. L’enquête avait révélé que le conducteur roulait à une vitesse excessive et était positif aux stupéfiants.
Le lendemain, un autre accident survenu à Timimoun, impliquant un autocar et un poids lourd, avait fait quatre morts et 43 blessés.
Depuis vendredi dernier, les routes algériennes ont enregistré au moins cinq accidents de la circulation impliquant des autobus, qu’il s’agisse de bus de voyageurs ou de transport de personnel. Ces drames ont fait au moins 39 morts et plus d’une centaine de blessés, illustrant une nouvelle fois l’ampleur du fléau de l’insécurité routière.
Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de chacun de ces accidents, cette succession de tragédies relance les interrogations sur le respect des règles de sécurité, l’état des véhicules de transport collectif et les conditions d’exercice des conducteurs, dans un contexte où le nombre de victimes ne cesse de s’alourdir sur les routes du pays.


