Énergie : l’APPO et le Forum des pays exportateurs de gaz signent un accord inédit à Brazzaville

L'Organisation des producteurs de pétrole africains et le Forum des pays exportateurs de gaz procèdent lundi 20 juillet à Brazzaville à la signature de leur premier protocole d'accord, présentée par les deux organisations comme « historique ».

Maghreb Emergent
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Farid Ghezali, secrétaire général de l'APPO (à g.), et Philip Mshelbila, secrétaire général du GECF, signeront le protocole d'accord lundi 20 juillet à Brazzaville. © montage Maghreb Emergent

Dans un communiqué diffusé samedi, le secrétariat de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) annonce la signature, lundi 20 juillet à son siège de Brazzaville, d’un protocole d’accord avec le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), lors d’une cérémonie qui réunira les secrétaires généraux des deux organisations et dont le ministre congolais des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, sera l’invité d’honneur.

L’échange de paraphes sera assuré par l’Algérien Farid Ghezali, secrétaire général de l’APPO, et par le Nigérian Philip Mshelbila, son homologue du GECF. Le texte couvre « des domaines d’intérêt pour la coopération » entre les deux institutions, sans que le périmètre précis de ces domaines soit détaillé à ce stade.

Deux organisations aux membres partagés

Fondée à Lagos en 1987 et installée à Brazzaville, l’APPO fédère dix-huit pays producteurs de pétrole du continent, dont cinq siègent également au GECF, parmi lesquels l’Algérie, le Nigeria et la Libye, ce qui donne au futur protocole une assise institutionnelle déjà éprouvée par la pratique. Le forum gazier, dont le siège se trouve à Doha, regroupe pour sa part une vingtaine de pays membres et associés représentant l’essentiel des réserves mondiales de gaz naturel et une part majoritaire des exportations de gaz naturel liquéfié.

L’organisation pétrolière africaine a par ailleurs élargi son mandat depuis sa réforme de 2019, en s’attelant notamment au lancement de la Banque africaine de l’énergie, un instrument de financement destiné à pallier le désengagement des bailleurs occidentaux des projets d’hydrocarbures du continent, dont plus de 150 seraient aujourd’hui bloqués faute de capitaux, selon les chiffres avancés par le secrétariat de l’APPO.

Une signature à forte tonalité algérienne

Ingénieur chimiste formé à l’Institut algérien du pétrole et spécialiste du gaz naturel liquéfié, Farid Ghezali a été élu à la tête de l’APPO le 4 novembre 2025, lors de la 48e session du Conseil ministériel de l’organisation tenue à Brazzaville, après un parcours qui l’a conduit à travailler sur plusieurs dossiers au sein de l’OPEP et du GECF lui-même. Depuis sa prise de fonction, il a notamment parrainé le mémorandum conclu entre Sonatrach et la compagnie nationale ghanéenne GNPC sur la recherche et le développement dans les hydrocarbures.

Philip Mshelbila, cinquième secrétaire général du GECF, occupe quant à lui ses fonctions depuis le 1er janvier 2026, au terme d’une carrière de trente ans dans les chaînes gazières mondiales, dont la direction générale de Nigeria LNG, et il a succédé à ce poste à un autre Algérien, Mohamed Hamel, resté quatre ans à la tête du forum.

Les deux secrétaires généraux ne se découvriront pas lundi. Du 20 au 23 juin, Philip Mshelbila a effectué une visite de travail à Alger consacrée, selon le communiqué du ministère des Hydrocarbures, à la sécurité des approvisionnements, aux investissements dans le secteur et au renforcement de la coopération scientifique et technique entre pays membres, un mois presque jour pour jour avant la cérémonie de Brazzaville.

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