À Alger, la coopération économique entre l’Algérie et l’Espagne gagne en visibilité. Ce mardi 14 avril, le Forum d’affaires algéro-espagnol a réuni opérateurs et experts autour de trois secteurs clés : l’agriculture, l’agroalimentaire et la pêche. La rencontre s’est tenue à la salle des conférences de la SAFEX.
Dès l’ouverture, le ton est donné. Les interventions s’enchaînent avec un objectif clair : mettre en avant les capacités du marché algérien. Le docteur Omari Chérif entame les échanges avec une lecture du secteur agricole. Il insiste sur la modernisation en cours, tout en pointant un retard encore visible en matière de numérisation, un défi que de nombreux agriculteurs peinent encore à relever.
Même ligne pour le docteur Nouad Mokrane. Son intervention sur l’agroalimentaire met l’accent sur la nécessité de diversifier. Il rappelle que l’industrie agroalimentaire reste un levier structurant pour l’économie nationale : produire davantage, mieux transformer et réduire la dépendance.
AAPI : des chiffres encourageants, mais encore perfectibles
L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) apporte une lecture chiffrée du climat des affaires et met en avant un secteur agricole qui pèse 15 % du PIB. En 2024, il a couvert 71 % de la demande locale. Des résultats solides, mais qui laissent encore une marge de progression.
L’Agence insiste également sur les opportunités : produits du terroir, viandes rouges, stockage et chaîne du froid. Autant de segments qui attirent l’attention des investisseurs. Le message est clair : le potentiel existe, mais il reste à structurer davantage pour atteindre une pleine efficacité.
Côté espagnol, l’intérêt est assumé. Les représentants des six entreprises présentes évoquent un marché « attractif » et une expérience « encourageante ». Ils se disent prêts à aller plus loin et à accompagner d’autres investisseurs. Le discours reste mesuré, mais résolument positif.
L’après-midi laisse place au concret. Les rencontres B2B s’organisent autour des tables : 20 entreprises espagnoles face à une centaine d’entreprises algériennes. Les échanges sont directs, les cartes circulent et les premières pistes de partenariat se dessinent.
Au-delà des discours, ce forum confirme une chose : les deux rives cherchent à se rapprocher économiquement.

















