Ce mardi 14 avril 2026, le billet de 100 euros s’échange à 28 000 dinars à la vente sur le marché noir des devises, soit une baisse de 100 dinars par rapport au dimanche 12 avril. L’échec des négociations de paix entre Washington et Téhéran explique ce recul, selon les cambistes.
L’euro recule sur le marché noir des devises en Algérie. Ce mardi 14 avril 2026, le billet de 100 euros s’échange à 28 000 dinars à la vente, contre 28 100 dinars dimanche 12 avril. À l’achat, le même billet vaut 27 700 dinars, en recul de 100 dinars également. Cette baisse met fin à une tendance haussière qui durait depuis 11 jours consécutifs.
L’échec des négociations Iran–États-Unis comme déclencheur
Selon un cambiste opérant à Béjaïa, la cause est clairement identifiée. Les négociations entre l’Iran et les États-Unis ont échoué dimanche 12 avril au Pakistan. Cet échec diplomatique a immédiatement pesé sur les marchés des changes, aussi bien officiels que parallèles.
Pour rappel, la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran a débuté le 28 février 2026 par des frappes militaires conjointes sur le territoire iranien. Un cessez-le-feu de deux semaines avait été conclu le 7 avril. Toutefois, l’échec des négociations du 12 avril fait planer de nouvelles craintes d’une reprise des hostilités.
La logique qui opère sur le marché noir est simple. La menace d’une reprise du conflit perturbe davantage le commerce international et les échanges financiers mondiaux. Par conséquent, les Algériens réduisent leurs déplacements à l’étranger, en particulier vers les zones proches des théâtres d’opérations. Moins de voyages signifie mécaniquement moins de besoins en devises étrangères. Or, sur le marché noir, c’est la demande qui fait les prix. Moins de demande entraîne donc une baisse des cours.
De plus, l’instabilité régionale pousse certains détenteurs de devises à liquider leurs stocks, ce qui accroît l’offre sur le marché noir et accentue la pression baissière sur l’euro.
Un marché parallèle très sensible au contexte géopolitique
Cet épisode confirme une réalité bien connue des opérateurs du marché noir algérien : les cours du change informel réagissent rapidement aux chocs géopolitiques. La guerre au Moyen-Orient, le blocus du détroit d’Ormuz et les incertitudes sur la reprise des hostilités constituent autant de variables qui influencent directement les arbitrages des cambistes à travers le pays.
En définitive, tant que le cessez-le-feu reste fragile et les négociations bloquées, la tendance baissière de l’euro sur le marché noir devrait se maintenir à court terme.
















