Mines : l’Algérie renforce sa coopération avec l’Ouzbékistan

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L’Algérie veut accélérer le développement de son secteur minier et compte notamment sur les partenariats internationaux pour acquérir les technologies et le savoir-faire nécessaires à la valorisation de ses ressources. C’est dans cette perspective que le ministre des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi, effectue, du 5 au 8 octobre, une visite de travail en Ouzbékistan, avec pour objectif de renforcer la coopération entre les deux pays dans les domaines minier, industriel et technologique, selon un communiqué du ministère des Mines et de l’Industrie minière.

Ce déplacement s’inscrit, précise le ministère, dans la feuille de route du président Abdelmadjid Tebboune, qui fait du développement du secteur minier l’un des leviers de diversification de l’économie nationale et de soutien aux industries lourdes, avec l’objectif affiché de réduire la dépendance aux hydrocarbures.

Accompagné d’une délégation ministérielle et de l’ambassadrice d’Algérie en Ouzbékistan, Djamila Achour, le ministre a tenu plusieurs réunions avec de hauts responsables ouzbeks. Les discussions ont notamment porté sur les moyens de développer une coopération durable dans le secteur minier et de favoriser les investissements entre les deux pays, indique le communiqué.

Avec le ministre de l’Industrie minière et de la Géologie, Islamov Bobir Farkhadovich, les échanges ont ciblé plusieurs domaines considérés comme prioritaires par Alger, notamment le transfert de technologie, la cartographie numérique, la prospection et la valorisation locale des ressources minières, précise la même source.

L’objectif est, selon le ministère, de permettre à l’Algérie de renforcer ses capacités dans l’exploration et l’exploitation de ses gisements, mais également de mieux valoriser les minerais extraits localement. Au-delà de l’extraction, les discussions portent ainsi sur le développement des activités de transformation et sur la constitution d’une chaîne de valeur minière.

Investissements et projets industriels communs

Le volet investissement a également occupé une place importante dans les discussions. Mourad Hanifi s’est entretenu avec le vice-Premier ministre ouzbek, Jamshid Khodjayev, avec lequel ont été évoquées les bases de futurs accords bilatéraux destinés à stimuler les investissements entre les deux pays, selon le communiqué du ministère.

Le ministre ouzbek des Affaires étrangères, Bakhtiyor Saidov, a pour sa part réaffirmé la volonté de soutenir ce rapprochement économique sur le plan diplomatique, indique la même source.

Les discussions avec le ministre de l’Investissement, de l’Industrie et du Commerce, Laziz Kudratov, ont également porté sur la nécessité d’encourager les entreprises algériennes et ouzbèkes à concrétiser des projets industriels et commerciaux communs, notamment dans le traitement des minerais bruts, précise le ministère.

Cette orientation traduit, selon le communiqué, la volonté d’Alger de ne pas limiter sa coopération avec Tachkent à l’exploitation des ressources. Les échanges portent également sur les différentes étapes de la chaîne minière, depuis la prospection jusqu’à la transformation industrielle.

La délégation algérienne s’est d’ailleurs rendue dans plusieurs complexes métallurgiques et infrastructures minières de Tachkent et de sa périphérie. Ces visites avaient notamment pour objectif de prendre connaissance des technologies utilisées dans l’extraction et la transformation des minerais, souligne le ministère.

La coopération envisagée concerne également la formation et la recherche scientifique. Les représentants algériens ont ainsi visité plusieurs instituts spécialisés, ouvrant, selon le communiqué, la perspective d’échanges dans les domaines de la géologie, de la recherche scientifique et du développement des compétences.

Pour l’Algérie, cet aspect revêt une importance particulière alors que le pays cherche à développer de nouvelles filières minières. La mise en exploitation de nouveaux gisements nécessite en effet non seulement des investissements importants, mais également des compétences dans l’exploration géologique, l’ingénierie minière, la métallurgie et les nouvelles technologies, souligne le ministère.

À l’issue de sa visite, Mourad Hanifi a estimé que le secteur minier algérien connaissait une « transformation structurelle majeure » à travers la réalisation de grands projets structurants. Selon les propos rapportés dans le communiqué, la nouvelle organisation du secteur doit permettre d’en faire une « alternative concrète » pour construire une économie « forte et durable », capable notamment d’attirer des investissements directs étrangers orientés vers l’innovation.

Cette orientation s’inscrit, selon le ministère, dans la stratégie affichée par les autorités algériennes de diversifier l’économie nationale et de réduire sa dépendance aux hydrocarbures. La création d’un ministère de plein exercice chargé des Mines et de l’Industrie minière est présentée dans le communiqué comme un choix destiné à donner davantage d’impulsion au développement et à la valorisation des ressources minières.

Le choix de l’Ouzbékistan n’est, à cet égard, pas fortuit. Le secteur minier constitue un volet important de l’économie ouzbèke et contribue, selon les données citées par le ministère algérien dans son communiqué, à hauteur d’environ 10 % au PIB national et à près de 25 % des recettes d’exportation du pays.

L’expérience ouzbèke intéresse ainsi Alger, selon le ministère, pour son développement des activités minières et métallurgiques, mais également pour les technologies, les compétences et les capacités de transformation mobilisées autour de ces ressources. La coopération recherchée entre les deux pays vise donc à rapprocher les deux secteurs dans les domaines de la géologie, de l’exploration, de l’exploitation, de la transformation et de la formation.

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