Le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a condamné, ce lundi, l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, à cinq ans de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt prononcé en audience.
Dans cette affaire impliquant des responsables du groupe public Imetal, spécialisé dans les industries métallurgiques et sidérurgiques, le tribunal a prononcé d’autres peines allant de trois à dix ans de prison ferme. Les prévenus sont accusés d’avoir manipulé des appels d’offres publics, conclu des contrats illégaux favorisant des entreprises privées, et géré de manière opaque des logements de fonction ainsi que des cessions d’usines, comme celle de Kia Motors à Batna. Un homme d’affaires a admis avoir versé des fonds au fils d’Aoun pour faciliter des transactions avec des filiales d’IMETAL.
Deux hommes d’affaires ont écopé de dix ans de prison ferme : Abdelmoula Abdennour, dit « Nounou Manita », et Sami Bouguetaya. Deux gestionnaires publics ont été condamnés à trois ans de prison ferme. Outre Ali Aoun, le tribunal a prononcé deux autres peines de cinq ans ferme, contre l’homme d’affaires Mohammed Cherfaoui et le président du club équestre « El Kouala », Abdelhalim. Quant à Mehdi Aoun, fils de l’ex-ministre, il a été condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars algériens.
Une amende d’un million de dinars a également été prononcée contre les autres condamnés. L’ancien DG d’IMETAL et ex-président de la FAF, Charaf Eddine Amara, ainsi que d’autres gestionnaires publics, ont en revanche été acquittés.


