Aïd Adha 2026 : vers une gestion numérique du sacrifice pour briser le chaos de 2025

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Les opérations d'importation des moutons se poursuit. Le pari est d'atteindre le million de têtes avant le 20 mai prochain.

L’Algérie tourne la page des bousculades et des scènes de saturation qui ont marqué la campagne de vente des moutons en 2025. Face à une demande qui reste structurellement supérieure à l’offre locale et aux prix prohibitifs des éleveurs privés, le gouvernement a décidé de passer à une gestion millimétrée de la logistique et de la distribution pour l’Aïd Adha 2026.

Le mécanisme central de cette année repose sur l’importation d’un million de têtes de moutons, annoncée le 7 janvier 2026 par le Premier ministre Sifi Ghrieb. Ce volume, que l’État n’a pas pu atteindre l’an dernier, compte sur la mobilisation de tous les ports pour y parvenir.

Le ministère de l’Agriculture a imposé un calendrier strict : les arrivages, principalement en provenance de Roumanie et d’Espagne, doivent s’achever avant le 20 mai 2026. L’objectif est d’éviter les tensions de dernière minute. Ces bêtes, répondant aux critères religieux (plus de 6 mois) et sanitaires, sont destinées à stabiliser le prix de vente autour de 40 000 DA à 50 000 DA, alors que le mouton local se négocie toujours entre 80 000 et 150 000 DA selon les relevés de mars 2026.

Fin de l’anarchie : le rendez-vous numérique

La véritable rupture avec 2025 réside dans l’instauration d’un système de prise de rendez-vous obligatoire pour l’accès aux points de vente gérés par l’Algérienne des Viandes Rouges (ALVIAR) et les coopératives agricoles.

A quoi ressemble le mécanisme pour 2026 ? Une plateforme numérique permet désormais au citoyen de choisir un créneau horaire, ou des créneaux seront proposés selon les lieux et un point de vente spécifique. L’accès aux dépôts est conditionné par la présentation d’un code QR unique reçu par SMS. L’achat sera limité principalement à un montant par famille.

Ce dispositif limite le nombre de personnes présentes simultanément sur site à 200 par heure, garantissant une fluidité des transactions et un contrôle vétérinaire individualisé avant la livraison.

Le dispositif ne se limite pas à la vente. Le contrôle sanitaire est assuré “du port au point de vente” par les services vétérinaires du ministère de l’Agriculture. Chaque mouton importé est muni d’une boucle d’identification et d’un certificat sanitaire.

L’État parie sur cette organisation du processus pour transformer une fête religieuse souvent synonyme de stress financier et logistique en un événement régulé et accessible à la classe moyenne.

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