La hausse des prix semble gagner progressivement du terrain en Algérie. Ces dernières semaines, et plus particulièrement ces derniers jours, les consommateurs constatent une augmentation des prix qui ne concerne plus uniquement quelques produits alimentaires. Légumes, fruits, œufs, viandes, produits d’entretien, eaux minérales, jus, articles en plastique et même certaines pièces détachées automobiles sont concernés.
Cette évolution traduit un phénomène de hausse de plus en plus généralisée des prix, qui pèse directement sur le budget des ménages. Plusieurs produits affichent aujourd’hui des écarts importants par rapport aux niveaux observés quelques mois auparavant.
Le marché des œufs illustre particulièrement cette évolution. Au mois de juin, le plateau de 30 unités était proposé, selon les relevés effectués sur les marchés, autour de 330 à 350 dinars. Aujourd’hui, le même plateau se vend dans certains magasins et sur les étals entre 600 et 640 dinars.
L’augmentation atteint ainsi plusieurs centaines de dinars en quelques mois, avec un prix qui s’approche désormais du double de celui observé en juin dans certains points de vente.
La viande blanche connaît également une forte progression. Le poulet frais, qui se négociait autour de 300 à 360 dinars le kilogramme en juin, s’affiche actuellement entre 550 et 600 dinars le kilo.
Cette évolution concerne donc directement l’un des produits traditionnellement considérés comme une source de protéines plus accessible pour les ménages.
La pomme de terre n’échappe pas à la hausse
La pomme de terre, produit très présent dans la consommation quotidienne des Algériens, connaît elle aussi une progression sensible.
En juin, son prix se situait généralement entre 80 et 90 dinars le kilogramme. Aujourd’hui, le même produit est proposé entre 120 et 140 dinars le kilo.
La hausse touche également les autres légumes et plusieurs catégories de fruits, avec des niveaux qui peuvent varier fortement selon les marchés, les régions, la qualité des produits et les circuits de distribution.
L’un des éléments importants de la situation actuelle réside toutefois dans le fait que la progression des prix ne se limite plus aux produits alimentaires.
Les produits d’entretien enregistrent eux aussi des augmentations. À titre d’exemple, un bidon de cinq litres d’une marque de détergent connue, vendu autour de 800 dinars en décembre dernier, est actuellement affiché à environ 960 dinars.
Même constat pour l’eau en bouteille. Au début de l’année, une bouteille de 1,5 litre pouvait être achetée autour de 40 dinars. Elle atteint désormais 50 dinars dans certains points de vente.
Les jus, les produits plastiques et différents articles de consommation courante connaissent également des ajustements de prix.
Les pièces automobiles également concernées
Le phénomène dépasse même le secteur des produits de grande consommation. Le marché des pièces détachées automobiles est lui aussi marqué par des augmentations de prix sur plusieurs références.
Cette extension de la hausse à des secteurs très différents constitue un élément important pour comprendre la pression actuelle ressentie par les consommateurs. Lorsque l’augmentation concerne simultanément l’alimentation, les produits d’entretien, l’eau, certains produits industriels et les pièces automobiles, son impact dépasse largement celui d’une simple variation saisonnière d’un produit particulier.
Une pression croissante sur le budget des ménages
L’évolution observée ces derniers mois pose donc la question de la progression du coût de la vie en Algérie. Les écarts sont particulièrement visibles sur certains produits, comme les œufs, le poulet ou la pomme de terre, mais également sur des articles non alimentaires.
Il convient toutefois de distinguer les hausses de prix observées sur certains marchés de l’évolution générale de l’inflation mesurée à l’échelle nationale. Les prix peuvent varier selon les régions, les périodes, la disponibilité des produits et les circuits de distribution.
Reste que, pour les ménages, la multiplication de ces augmentations produit un effet concret : le même budget permet d’acheter moins de produits qu’il y a quelques mois. C’est cette accumulation de hausses, plutôt que l’évolution du prix d’un seul produit, qui donne aujourd’hui le sentiment d’une généralisation progressive de la hausse des prix en Algérie.


